Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog
Jeudi 12 juin 2008
Fin mars, nous quittons le Corcovado, le pain de sucre, les cariocas, nous entamons notre descente vers le sud sous les nuages et la pluie, sans vent. Le moral n'est pas au beau fixe: On a aussi quitté les copains,



et on se dit  "y'en a marre de toujours quitter."....q
uatre jours plus loin, nous arrivons sous le soleil à l'île de Santa catarina. On nous a donné l'adresse d'un couple de français, anciens voileux qui se sont installés au fond d'une petite baie et qui nous attendent.



 Devant le sourire d'Alain et le rire de Fabienne, devant un verre de caïpirinha, le moral revient, on quitte, on rencontre, on retrouve, c'est notre vie et on a choisit. Internet permet de garder le contact, et on sait qu'au détour d'un cap.....on se retrouve un jour....,  alors on relève la tête, et c'est reparti.  
Le lendemain, c'est Michou et Anton qui arrivent , ils descendent aussi sur l'argentine. le courant passe, on fera un bout de chemin ensemble. En attendant  on va se faire de belles fêtes.

 
 
Les huitres et les crevettes sont de sortie,



Nous aussi....., à la campagne et à la ville



 







Mais faut encore qu'on s'en aille. L'hiver n'est pas loin et il ne faut pas qu'on traîne. On y va, il nous faut passer sous les ponts de Florianapolis,


on a mesuré notre hauteur, normalement ça passe, mais quelle angoisse quand on en approche. Je hurle"ça passe pas", le capitaine est attentif mais pas inquiet, je tremble de partout et lui il rigole......

Bon cette fois c'est reparti


jusqu'à Rio Grande do Sul. Gros coup de vent du sud, on est content d'arriver.
 
Bientôt nous sommes 3 bateaux français au ponton, on y mène presque une vie de famille !!!!



Rio Grande do Sul c'est une ville, une ville trés agréable où il fait bon se promener,







c'est aussi le nom de la région, la région du Brésil la plus au sud qui va marquer la frontière avec l'Uruguay. Ici c'est une immense lagune, c'est Porto Allègre, ce sont des parcs avec canyons, de curieuses villes rappelant l'Allemagne, la Suisse. ....et des pingoins.



Avec l'arrivée de Sylvia et Francis, nait l'idée d'aller se faire un petit périple à l'intérieur des terres pour découvrir tout ça. Michou et Anton continuent vers le sud, nous on charge les sacs à dos et à 
vos marques c'est le départ


pas pour Joinville mais pour Porto Allègre

 
Une demi journée de visite



 

et on décide de partir dés le lendemain matin pour Cambara do sul, à la porte des parcs.


 Décision prise par le temps qui va se gâter ( on ne perd plus le réflexe météo des marins!!)
et par le sentiment d'insécurité qu'on a ressenti pour la première fois depuis notre arrivée au Brésil. Le centre de Porto Allègre ne respire pas la richesse et on sent le regard "jaugeant "de plusieurs personnes qui évoluent bizarrement autour de nous. On change vite de quartier. Le soir on doit rencontrer un brésilien qui lui réside dans un des beaux quartiers de la ville où les vitrines étalent un luxe difficile à imaginer. Le lendemain on lit dans une revue que Porto allègre est investit par une trentaine de gangs qui se partagent la ville..... on n'est pas étonné, c'est bien ce que nous avions pressenti.
 
En attendant notre car traverse une région verdoyante et boisée. L'économie principale ici découle de l'élevage et de l'industrie du bois.


 C'est le pays des gauchos.

 
 Ils vivent dans la pampa dont la qualité du sol permet l'élevage de bovins. Ils conservent leurs traditions et arborent une tenue vestimentaire particulière, pantalons larges finissant dans de belles bottes en cuir, chapeau en cuir, et se déplacent à cheval, même à la ville.


 
On se croirait dans un autre monde; On traverse des villages qui semble dater d'un autre temps. Les maisons sont en bois, certaines peintes de couleurs vives, 







Dans les jardins , les enfants s'exercent déjà au lancer de lasso en essayant d'entourer la corne d'un représentant bovin ...en bois.



Les chevaux passent, de vieilles guimbardes aussi, des vieux guettent derrière leurs fenêtres et de leurs sourires édentés nous disent  qu'ils sont contents de voir des étrangers et qu'il faut revenir les voir. C'est touchant.


 
On sent toutefois l'effet de la consiguinité, de la cachaça que les hommes avalent comme on avale un verre d'eau et de la bière.
 
Ceci étant, on n'a pas toujours l'air malin non plus!!!


 
Arrivés à Cambara do sul, on monte les guitounes dans un petit camping. Le soir, le froid tombant, nous allons nous réchauffer dans un  bar restaurant qui se trouve prés du camping; Là c'est un spectacle bien surprenant qui nous attend. Le patron porte un chapeau bavarois sur la tête, la patronne est blonde aux yeux bleus, et la musique , typiquement bavaroise, bapoum bapoum . Un peu plus tard, ils projettent sur grand écran, un spectacle musical mettant en scène les personnages de Hans et Gretel......mais où sommes nous tombés!!!!!


 
Au Brésil, pas d'erreur; Au XIXème siècle, une grosse communauté d'italiens et d'allemands sont arrivés au sud Brésil. Le nord est africain, le sud est trés européen. Noéllie, la patronne du restaurant est d'origine allemande. Sa famille est arrivée 150 ans plus tôt et elle n'a jamais mis les pieds en Europe mais la culture bavaroise est totalement ancrée dans leur vie et ils rêvent de se rendre à Munich.
 
Quand, plus tard, on arrive à Canela et Gramado, c'est le pompon....des chalets en bois comme en Suisse.




Et on y mange des fondues au fromage......délicieuses. Rien à envier aux savoyards!!!


 Chaque année, à Gramado se déroule le festival du cinéma  brésileiro et latino et accueille la jet set.



 La ville est kitch à souhait, On se croirait dans le monde de Disney .D'ailleurs, les princesses attendent leurs princes......



......qui sans doute choisissent les plus belles fleurs à leur offrir.


Ici, ça respire le luxe et l'argent à gogo et quand on pense que 80% de la population brésilienne vit dans la misère, ça nous révolte un peu.

 
 
On préfère se promener dans la nature,

visiter la plus belle forêt d'araucarias du pays,


 
 se donner le vertige au bord des canyons et s'assourdir du bruit de l'eau que les cascades projettent au fond.

 








Voir de magnifiques papillons,

 
et des singes, des vrais, qui petit à petit par curiosité descendent de branches en branches, tout en restant toujours un peu cachés. Ils sont assez nombreux et à leur approche ...sus à la remontée, courageux mais pas téméraires, on prend la poudre d'escampette......


Il y a maintenant 8 jours que nous sommes partis, nous sommes sur le chemin du retour; On a eu beaucoup de pluie, la température a bien baissée, il est temps de larguer les amarres et de filer  vers l'Uruguay;
 
Mais il va nous falloir attendre encore 15 jours avant que le temps nous permette de partir. Enfin, on quitte le ponton du musée océanographique où nous avons été bichonnés par son adorable directeur, homme cultivé, investit dans nombre d'actions d'aide auprés d'enfants en difficulté, nous mijotant de bons petits plats dans sa belle cuisine.


 Arrivée à Piriapolis, Uruguay. Cette ville respire la sérénité.






On s'y sent trés bien. On répare la pompe à eau du moteur et de nouveau on attend la  prochaine fenêtre météo. On va découvrir un peu la ville. Piria qui est son fondateur cherchait un site avec de bonnes ondes telluriques et voilà comment est née la ville; Pas étonnant qu'on s'y sente si bien. Patrick est en admiration devant les véhicules splendides d'un autre temps,qui sont nombreux en uruguay.


 En plus il y a de délicieuses glaces au Dulce de leche  qui est l'équivalent de notre confiture de lait. C'est la spécialité du pays, aprés le maté bien sûr. .... tous les uruguayens se promènent avec une thermos dans un bras et un récipient en bois de calebasse recouvert de cuir, le maté, dans lequel ils mettent  la yerba ( une herbe qui s'apparente un peu au thé, sauf que ce n'est pas du thé!!) dans l'autre. Ils versent l'eau chaude de la thermos régulièrement sur l'herbe et boivent à l'aide d'une "cuillère paille " fabriquée en métal souvent travaillé. Qu'ils soient jeunes ou vieux, sur leur lieu de travail ou dans la rue, ils ont tous  cet attirail avec eux, c'est hallucinant...




En Argentine, le maté est aussi de mise mais les argentins sont un peu plus discrets ... 
 
Moi j'ai goûté....


ça m'a mis dans un drôle d'état...!!!!!!

 
Aprés Piriapolis, Montévidéo, la capitale, trés belle ville, qui à l'origine fut construite en cuir....


 






Il y a même un world trade center avec ses 2 tours jumelles!!!!


 
J'essaie de trouver un vélo pour mes déplacements.....



Quant à Patrick, il se régale d'une parilla, grillades de viande, boudin, saucisses, tripes..... c'est délicieux.


 Ca se voit, il a l'air trés heureux, n'est ce pas?


 
A partir de là commence le Rio de la Plata, estuaire le plus long du monde avec presque 400 km.


Ce qui fait son étrangeté, c'est tout d'abord sa couleur marron,


 
 ensuite le manque de profondeur puisqu'on a en moyenne de 3 à 5 mètres d'eau seulement,pour descendre encore à moins d'un métre du côté de Buenos Aires et du rio Lujan où nous sommes arrivés avec le trouillomètre à zéro, et les dérives rentrées....C'est aussi les quelques 2000 épaves qui jonchent l'estuaire et qui constituent des obstacles puisque le manque de profondeur les laissent à fleur d'eau. Mais certaines dépassent, et à leur vue, on se  croirait dans un cimetière marin. 



Les cargos, de ce fait, suivent des chenaux dragués régulièrement. Mais il suffit d'un coup de pampéro ou de carpintero pour en envoyer quelques uns au tapis.
 
Sur ce bout de carte ( partie entre Colonia et Buenos Aires ), toute les balises noires représentent des épaves.....Ca le fait quand même!!!

 
Fuyant le mauvais temps, nous faisons une dernière étape non prévue à Colonia del Sacramento, petite ville ancienne  et superbe où nous avons flâné une journée





avant d'entamer la dernière étape jusqu'à Tigre, Argentine, à une trentaine de kilomètres de Buenos Aires.


 
La région est parcourue de canaux


 
où le sport local est de ramer à bord de botés, petites embarcations de bois.



 
On y retrouve pour quelques jours Michou, Anton, Sylvia et Francis mais ils nous abandonnent bien vite pour aller se réchauffer quelques mois au soleil de France.
 
Une nouvelle vie nous attend ici. Bien qu'il y ait une grosse crise économique en Argentine, que le pays soit en proie aux mouvements de grèves et de blocus, nous nous y sentons bien. Nous allons maintenant partir à sa découverte, le temps de prendre quelques repères, d'améliorer notre espagnol et de préparer au mieux nos escapades à l'intérieur des terres. 
 
 
 
     
 
  
 
 
par plume de lune publié dans : plumedelune2
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Samedi 29 mars 2008
Janvier 2008. L'année commence sous le signe du changement. Nous allons passer du pagne au string, de l'Afrique au Brésil.
Patrick sort les cartes de navigation et prépare la route.



Eviter les zones trop larges du pot au noir tout en allant assez au sud pour ne pas atterrir à Recife mais le plus bas possible.C'est presque un défi : nous ferons cap au 210°.........
 
Pendant ce temps, je teste mes talents de couturière en fabriquant de façon trés artisanale le pavillon brésilien.


 
Nous allons faire le dernier avitaillement et bouteilles d'eau et conserves viennent alourdir le bord au grand dam du capitaine.



 


Nous achetons 10 kilos de bananes vertes ....qui murissent en 2 jours !!!! Ciel, que faire sinon les faire sécher. Elles vont se rajouter aux guirlandes de viande qui, aprés savante macération au soja ,pendouillent pour séchage à l'arrière du bateau,



 au pain  "biscotte" qui fera l' affaire les jours où la houle m' ôtera tout courage d'en faire du frais et qui pour l' instant prend les rayons du soleil sur le pont.


 
On quitte les copains, dernières bouffes, derniers échanges, derniers bisous. Mais surtout on se dit qu'on se retrouvera sur d'autres eaux, un jour ..... 
 
Reste à faire une dernière toilette à Plume de Lune qui raffole tellement des coquillages qu'il nous en stocke des quantités sur la coque. Nous allons donc l'échouer sur la plage et aprés grattage, on lui passe une belle couche d'antifouling.



Il est beau, il est propre, on espère surtout qu'il sera rapide et qu'il pourfendra les eaux tel un aigle des mers.
 
En attendant, on s'est planté dans le calcul des marées et on se retrouve coinçé sur la plage pour 5 jours malgré l'aide du village de Ehidj et des copains ...... !!!!!


 
Et le samedi 26 janvier, on laisse derrière nous la Casamance et un peu de nous même, pour partir sous de nouveaux cieux.


 
Que dire de la transat, hormis que le grand absent fut le vent et qu'on a du cultiver la patience puisqu'il n'était pas question d'utiliser le moteur. Un peu avant la ligne de l'équateur, Eole a eu pitié de nous et nous a soufflé le vent nécessaire à une bonne avancée dans les conditions idéales. Ensuite, de nouveau des vents changeants, des pétoles mais pas de gros coups de vent.
 
De beaux ciels au crépuscule



 quelques visites

 
Le lundi 25 février, des formes sombres commencent à se détacher des nuages....TERRE, TERRE EN VUE.


Le Brésil est là, on est à quelques milles de Rio de Janeiro. Le coeur bat un peu plus que la normale, c'est un peu magique de se dire qu'on va entrer dans la baie de Rio




et que de nos yeux, nous allons voir le pain de sucre,


 le Corcovado, les plages si chantées de Copacabana et d'Ipanéma .


 

Pour le Corcovado.... tintin. On a beau étirer le cou dans tous les sens et se dire qu'il est forcément quelque part par là, pas de Christ en vue. 3 jours, il va nous faire attendre avant de nous apparaître, avant de daigner sortir de ses nuages.



photo garantie sans trucage


 
On ne va pas rester assez longtemps pour se faire une idée juste de cette ville. Juste que c'est une ville de contraste étonnant.Les immeubles modernes et les bâtiments anciens se complètent, sans jamais heurter le regard



 
 Les favellas et les constructions coûteuses se cotoient parfois à quelques mètres,



 


La pauvreté extrême et la richesse se croisent partout dans la ville. Mais c'est une ville agréable où nous ne sentons pas l'insécurité. Bien sur, il est hors de question d'entrer dans une favella ou de se promener la nuit. Mais dans la journée nous flânons au gré des montées et des descentes impressionnantes de la ville. 



 




Et puis 2 découvertes de taille: la gentillesse des brésiliens qui va chaque jour nous étonner et le mythe des belles brésiliennes qui n'est qu'un mythe. Je souffle de soulagement mais mon capitaine est trés déçu!!!!!
 
Vamos a la praïa, a Copacabana ....même là, pas de beautés brésiliennes. Mais la plage est belle, immense et nous avons plaisir à plonger nos pieds dans le sable brûlant,



à arpenter la promenade qui affiche ses plus belles boutiques de luxe. On reprend le bus pour rentrer et retrouvons le peuple des favellas. Oui c'est un pays de contraste et de différence.
 
Aprés 3 semaines, on se dit qu'il est temps de descendre sur Buenos Aires avant que l'hiver ne s'installe. 



 
Tchau Rio 
 
 
 
 
 
 
  
 
par plume de lune publié dans : plumedelune2
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Mercredi 9 janvier 2008
Comme nous nous le sommes promis, nous revenons à Mopti. Nous retrouvons le luxe d'un vrai lit, de vraies toilettes, de vraies douches et d'une nourriture un peu plus variée qu'au pays dogon où c'était parfois plus que rudimentaire!!! 

undefined
 
En même temps que nous prenons le temps d'immortaliser quelques panneaux, 

undefinedundefinedundefined
 
 
nous cherchons à rejoindre tombouctou, ce qui est un vrai parcours de combattant.
En plus il fait un froid de canard et on a même droit à une radée.
  
undefined 
 
On achète un chèche, question de se réchauffer un peu la tête et on sort la polaire. 

undefinedundefined
 
Patrick a pas tout compris!!  
 
Seules des pistes  en latérite rejoignent Tombouctou mais le trajet en 4X4 coûte trés cher. Finalement on se décide pour le bateau et 2 jours de "croisière" sur le Niger. Croisière est un bien grand mot compte tenu du bateau ,mais ce furent 2 jours exceptionnels.
   undefined
undefined
Nous avons voyagé avec les moutons,
 

undefined
 
les pastèques énormes du Mali, les sacs de céréales, les oranges, 1 voiture et toutes les victuailles pour Tombouctou, qui, cerné par le désert n'a pratiquement aucune production de produits frais.
undefined
Tout est apporté par le bateau qui ne navigue que lorsque le Niger est haut de juillet à décembre et ensuite par les 4X4, et apparemment c'est plutôt la galère.
 Le chargement du bateau a duré 2 jours.

On part de nuit, vers 20 heures.

undefined
 
Nous avions une cabine pour 4, rudimentaire, mais convenable.

undefined
 
Au dessus de nos tête, sur le pont, toute une petite population s'était installée pour 2 jours. nattes, matelas, couvertures, réchauds, gamelles, riz etc.....
 
undefinedundefined 

undefined
Au matin, lors d'une escale dans une petite ville du bord du fleuve où le bateau réparait un de ses moteurs qui ne fonctionnait plus ( même le bateau nous a fait le coup de la panne!!), des pirogues nous ont abordés pour nous proposer des victuailles. Les femmes ont alors acheté volailles, poissons qu'elles ont ensuite cuisinés avec le riz sur le bateau. C' est l'Afrique.

undefinedundefinedundefined
Le Niger est un grand fleuve, parsemé de petits îlots d'herbe.

undefined
 
undefined

undefined
 Il traverse plusieurs lacs, irrigue les rizières qui le bordent, apporte la vie tout le long de son cours où de multiples villages ont été aménagés.

undefined
 
undefined

undefined
 
undefined
Pour l'instant, les eaux sont hautes et les maisons sont souvent dans l'eau. Les habitants se sont provisoirement retirés un peu plus loin à l'intérieur des terres.

undefined
 
undefined
undefined
De petites villes dressent leurs mosquées en étendard.

undefined
 
undefined
De belles maisons s'étalent le long des rives 

undefined

undefined

undefined

et la population est là, attendant le passage du bateau comme un événement.

undefined

undefined 
undefined
undefined
undefined
Nous rencontrons cécile et Teddy qui se rendent à Tombouctou pour faire une méharée. Nous avions également envisagé cette évasion et décidons trés vite de pouvoir faire ça ensemble.

undefined
 
2 jours durant, nous allons voir les paysages changer, les habitations se modifier 
undefined

undefined
undefined
undefined
undefined
undefined

et nous arrivons en fin d'aprés midi du 2ème jour au canal qui nous ménera au terminus, à 7 km de Tombouctou.
Nous accostons. Devant nous des jeunes filles se lavent,ne cachant pas leurs belles poitrines pas encore abimées par les nombreuses grossesses, d'autres lavent le linge, d'autres la vaisselle.

undefined
 
 Il y a tous les curieux, venant assister à l'arrivée du bateau.

undefined
 
Et surtout il ya tous ceux qui attendent la mise en place de la planche en bois qui sert de passerelle pour se précipiter dans le bateau et récuperer les fruits et légumes qu'ils revendront les jours suivants sur les marchés de Tombouctou.

undefined
 
Je me trouve prise au piège face à cette horde qui bouscule tout sur son passage.

undefined
 
Je suis au bord de la planche heureusement maintenue par un body guard qui m'empêche de finir dans le fleuve.Enfin la circulation se fait dans l'autre sens et nous nous retrouvons sur la terre ferme où les propriétaires de l hôtel où nous allons sont venus nous chercher; 
 
Arrivée au Caravansérail, magnifique endroit décoré par Elia et Christian, des routards venus pour quelques jours à Tombouctou et qui ont assez succombé à son charme  pour y rester et ouvrir un "presque hotel." On dit presque, parce qu'à la différence d'un hôtel, on s'y sent chez soi. D'ailleurs trés vite on va partager ensemble repas et discussions. 

undefinedundefined
 
Mais dés l'arrivée, aprés une bonne douche, il nous faut  préparer la méharée pour le lendemain matin, Cecile et Teddy devant repartir trés vite.
Nous on est prêts, on a le costume

undefinedundefined
 
undefined
Ca y est, nous voilà les fesses bien calées sur nos selles ....... 2 jours à dos de dromadaire avec nuit sous  la tente et repas sableux.

undefinedundefined
 
undefined

undefined
 Les bestiaux sont dociles et hormis celui de Georgey qui va se coucher de façon inattendue et projeter son cavalier au sol, il n'y aura pas d'autres incidents. Notre guide est un touareg qui  parle français et va nous raconter la vie des hommes bleus, leur  tristesse de n'être plus nomades et leur espoir de retrouver leur cher désert.

undefinedundefinedundefinedundefinedundefinedundefinedundefined
 undefined
undefined

Des dunes bordent Tombouctou au nord,
 undefinedundefined

ailleurs c'est plutot une plaine sableuse parsemée de quelques arbustes.

undefinedundefined
 
On y voit passer quelques ânes

undefined
 
Il faut parcourir plus de 100 kms pour trouver le vrai désert de dunes, celui qui conduit jusqu'à Taoudenni où sont exploitées les mines de sel. Encore aujourd'hui les "Azalaî", caravanes de chameaux transportant le sel jusqu'à Tombouctou  traversent le désert 1 fois par an.

undefined
 
 Il parait que ces mines sont en fait un bagne politique, ce qui enlève un peu de poésie à cette image.
 
Ces 2 jours sont inoubliables.
 
Nous rentrons au caravansérail et allons dés le lendemain découvrir la mythique Tombouctou. 
undefined

Créee par djenné dont elle est la jumelle, c'est une ville qui jusqu'au XIV ème  siècle fut à son apogée. Le commerce  en fit une ville riche . Plus tard ses universités de droit  et de théologie furent réputées internationalement .De nombreux manuscrits furent écrits par des érudits et aujourd'hui plus de 15 bibliothèques conservent et rénovent les manuscrits survivants.
 
Au XVI ème les marocains envahirent la ville et les pillards touaregs finir de ruiner la ville.
Aujourd'hui il reste le mythe et le mystère de Tombouctou, parce que des splendeurs passées il ne reste rien.
Un dénommé A. Londres a dit "...Tous y sont allés pour voir le mystère et parait- il ne l'ont point vu. Le mystère ne se voit pas, mes amis, il se sent.Il s'exprime sans voix, comme un sourd muet." 
Fort de cette affirmation nous sommes allés renifler le mystère de tombouctou.
Alors, voilà: on s'est promené dans cette ville entourée de sable 

undefined

et on a vu le vent recouvrir la ville d'un manteau de brume. 
undefined

On a déambulé là où des siècles plus tôt des hommes marchaient en discutant  d'un point de droit, là où les hommes des caravanes déchargeaient l'or et l'ivoire .....et le charme nous a enveloppé de cette nostalgie du passé. Peut être faut il rester longtemps pour découvrir les dessous de cette ville, cachés dans ses maisons à étages, à l'abri des simples passants. Mais cette ville on l'a aimée même si le peu de temps passé ne nous a pas permis de la découvrir complétement
Au travers des photos, peut être allez vous le sentir, ce mystère...... 

undefined
 undefined
undefined
undefined

undefinedundefined
undefined

undefined
undefined

undefined
undefined

undefined

undefined

undefined

undefined

undefined

undefined

undefined

undefined

undefined

undefined

undefined
undefined
undefined

undefined

undefined
Ca y est, l'heure du départ tape à nos montres, nous sommes an Mali depuis 1 mois. Il est temps de rentrer;
Adieu Tombouctou

undefined
 
Aprés une ultime panne en plein désert,

undefined
 
nous allons, aprés 4 jours et 4 nuits de voyage, regagner cette casamance que nous nous apprêtons à quitter.
Le prochain article vous viendra du Brésil.......
 
Hasta luego ( désolé on ne maîtrise pas encore le portugais!!)
 
 
   
par plume de lune publié dans : plumedelune2
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Samedi 5 janvier 2008
C'est en stop que nous quittons Teriya bugu.

  undefined
Nous nous rapprochons du pays dogon mais auparavant deux nouvelles étapes, Djénné et Mopti.
Djenné fut créee au IX ème siècle.Par elle transitaient l'or, l'ivoire, la laine et les esclaves.

undefined
Aujourd'hui il en reste une magnifique mosquée en banco
  undefinedundefined
 undefined
et des ruelles où la flânerie permet de découvrir de magnifiques bâtisses. 

undefinedundefinedundefinedundefinedundefinedundefinedundefinedundefinedundefinedundefinedundefined
 
 Pour nous c'est peut être la plus belle ville que l'on ait vue au mali, mais l'ambiance n'était pas terrible. la population étant moins agréable qu'ailleurs. Tant pis on a quand même déambulé dans les ruelles qui n'ont que l'inconvénient d'être traversées par les égouts à l'air libre. 

undefinedundefined
 
Nous y avons croisé des femmes peules qui s'enlaidissent en se tatouant le bas du visage, vestige du passé où, d'aprés la tradition, les plus belles filles étaient offertes en sacrifice.

undefinedundefined
 
Nous ne restons qu'une nuit à Djenné et repartons dés le petit matin pour Mopti.

undefined
 
Mopti se trouve au confluent du Niger et du Bani. Elle a été construite vers 1800 par les bozos sur 3 îles reliées par des digues constituées de latérite et d'ordures!!!!! comme il faut chaque année remblayer les digues, la ville stocke les ordures. 
undefined
 
 Je vois d'ici quelques cheveux qui se hérissent et il y a de quoi!!!
 
C'est un grand port et un grand carrefour commercial. 

undefinedundefinedundefinedundefinedundefinedundefinedundefined
 
C'est d'ici que partent les pinasses pour Tombouctou pour y revenir chargées de sel 

undefined
 
et de touaregs achalandés de leur production artisanale à vendre.

undefined
C'est un marché gigantesque où se croisent toutes les ethnies du Mali et où l'ambiance est fabuleuse.On y trouve tout, poisson séché, épices, oignons séchés, savons, calebasses, tissus, couvertures peules ou touaregs, chapeaux, colliers de perles de toutes les couleurs, toubab rêveur.... 

undefinedundefinedundefinedundefinedundefinedundefinedundefined

comme à chaque fois Sylvia et moi concluons par une phrase d'une grande sagesse," heureusement que nous n'avons pas de maison et que nous ne sommes pas venus en avion car on aurait déjà rempli les valises"
 
Nous quittons Mopti, 

undefined

se promettant d'y repasser encore un moment au retour. On tombe en panne, bien sûr.

undefined
 
Aprés 2 bonnes heures d'attente, un autre véhicule nous prend en charge. On est encore un peu plus serré que d'habitude, ce qui n'est pas peu dire.....
Et c'est reparti .....en route pour le pays dogon, un voyage dans le passé.....Celui ci s'étend tout au long de la falaise de Bandiagara longue de  80 kms qui domine une immense plaine d'où l'ennemi aurait pu v'nir!!!.

undefinedundefinedundefined
 
Mais Zorette-Zangrette surveille....

undefined
 
 
 Et c'est pour cela que les premiers habitants de cet endroit, les tellems, vivaient dans des habitations troglodytes à flanc de falaise.

undefined     undefined   undefined   undefined
 
Ceux ci, qui vivaient de chasse et de cueillette se protégeaient ainsi des animaux dont regorgeait la vaste végétation de l'époque. Les dogons, fuyant l'islamisation, arrivèrent chez les tellems et entamèrent une vaste déforestation qui privèrent les habitants du lieu de leur mode de vie. En plus les dogons mirent des oignons devant chaque habitation tellem et là ce fut la goutte qu'à fait deborder le vase, . les tellems s'en furent ailleurs, là où les oignons n'existaient pas.Je ne sais pas ce qu'ils avaient contre les oignons. N'empêche que pour les dogons, ces tellems étaient des hommes magiques Et pourquoi? parce qu'ils ne pouvaient que voler pour rentrer chez eux....  Et oui et même aujourd'hui les dogons maintiennent encore mordicus que les tellems étaient magiques.... et faut pas trouver une autre solution plus cartésienne parce que ça ne plait pas du tout!!
Le pays dogon ne se visite qu'avec un guide. On a donc fait la connaissance d' Amagana,( Dieu merci ) dogon animiste avec lequel nous avons marché 5 jours en pays dogon. 
Dieu merci, c'est son nom, je précise...là sur la tête c'est une des coiffes dogons
 undefined
 
et cà c'est l'autre

undefined
 
et ça c'est moi, j'suis sure que vous m'avez pas reconnue déguisée en dogonne

undefined
 
et ça, encore une autre. Lui c'est le chasseur, ce qui veut dire que c'est le guérisseur. Il chasse les animaux dont il a besoin pour préparer ses breuvages peu appétissants. Ca rappelle les recettes de nos sorcières.

undefined
 
Et là c'est la maison du chasseur... vous me croyez maintenant?

undefined
 
Lui, c'est un autre chasseur-guérisseur.

undefined
 
Lui il a pas de chapeau, il est pas chasseur, mais je le trouve trés beau.
 
undefined
Et puis sa culotte parle pour lui, car plus la culotte est large, plus l'homme est vieux, comme dirait le  trés vieux hogon-dogon 
 
 
Il y a des villages sur le plateau de la falaise, 

undefinedundefinedundefinedundefined
d'autres au flanc et pied de la falaise, 

undefined

undefined

undefined

undefined

undefined

undefined

undefined

undefined

undefined

d'autres dans la plaine. 

undefined

undefined

undefined

undefined

Ces villages faits d'habitations et de greniers sont absoluments depaysants. 

undefined

undefined

undefined
undefined

undefined

Chaque quartier possède sa toguna, 

undefined

undefined

undefined

undefined

undefined

undefined
construction sur piliers où se retrouvent le chef spirituel, le hogon, et ses conseillers pour parler, rendre la justice, prendre des décisions.Le hogon est l'homme le plus âgé du village. Quand on devient hogon, on quitte ses femmes ( ils peuvent en avoir jusqu'à 7..... messieurs arrêtez de rêver!!!!!  ) et on ne peut manger que des mets préparés par une jeune vierge. Là où ça se complique, c'est que le hogon ne peut pas toucher l'eau. C'est donc le serpent lébé (un cobra) qui vient le lécher une fois par semaine ( la semaine n'a que 5 jours). Quand on a émis l'idée que ce n'était qu'une légende, on a provoqué  une vive réaction en face: si si c'est le serpent lébé, encore aujourd'hui qui lave le hogon. Je suis heureuse d'être née femme et pas dogonne, le lavage au cobra ne m'inspire pas....
 
Il y a de magnifiques objets d'art dont les portes.

undefined

undefined 

undefined

undefined

undefined

undefined

undefined
Leurs cimetières sont les anciennes habitations tellems qu'ils atteignent au moyen de grandes cordes et les funérailles donnent lieu à plusieurs cérémonies s'étalant sur 6 mois jusqu'à ce que l'esprit du défunt quitte le village en suivant les masques dans la brousse.
 
Les dogons ont quantité de masques différents, ayant chacun sa symbolique. 

undefinedundefined
 
Ils ne sont sortis de la maison sacrée des masques

undefined 
 
qu'à l'occasion des funérailles 

undefined

undefined

undefined
et de la fête de Sighi qui n' a lieu que tous les 67 ans, en fonction de la position de l'étoile Sirius.C' est une cérémonie importante qui sert aussi à initier de nouveaux maîtres sighis; 
Les masques ne peuvent pas être portés par les femmes, à cause d'une qu'avait piqué le masque des fourmis que celles ci avaient prêté au lièvre qui s'est endormi sous l'arbre et hop la femme voleuse est partie avec le masque. Elle l'a caché dans son grenier et quand elle le sortait et qu'elle le portait, elle faisait peur à son mari. Et lui le pauvre, il n'avait pas le droit d'ouvrir le grenier, donc il a subi sa mègère dogonne jusqu'au jour où, elle, sûre d'elle et la  tête en l'air a oublié de ranger son masque. De là, il a inversé les rôles. Et depuis toutes les femmes sont punies à cause d'elle..... 
 
Et les fourmis, parlons en. Pas le droit de marcher sur une fourmillière et encore moins de pisser dessus. Parce que là c'est la catastrophe. L'homme n'arrivera pas à se fixer avec une seule femme , il en aura toujours de nouvelles et la femme aura plein d'hommes mais pas un seul grand amour. Alors moi, je pense qu'en Europe on a du abuser des fourmillières et que peut être pour lutter contre les divorces et tout ça il faut arrêter de pisser sur les fourmillières.
 
A part ça, les dogons ont quand même des activités plus terriennes. Ils cultivent le mil, le sorgho,

undefinedundefinedundefined 
 
les oignons 
undefined
 
et ont donc aujourd'hui tendance à s'étendre du côté de la plaine pour être plus prés de leurs champs.
undefined
undefined

Ils ont des ânes

undefined
 
et des gnous pour les aider, mais ils utilisent encore les outils agraires ancestraux.

undefined
 
Dés 4 heures du matin, on entend la musique des pilons que les femmes tapent en rythme.

undefined
 
 Les récoltes sont conservées dans des greniers fermés par les réputées portes dogons.

undefined

undefined 

undefined

undefined
Celui de monsieur ne contient que le mil, celui de madame , le mil, le sorgho, ses bijoux, son argent et ses robes. Et que monsieur ne s'avise pas d'ouvrir le grenier de madame. 

undefined 
 
Bien qu'aujourd'hui les dogons se soient majoritairement convertis à l'Islam, ils restent trés marqués par leurs traditions animistes. Il y a partout des endroits sacrés où il ne faut surtout pas passer sous peine d'avoir des offrandes à faire ( c'est un coût exhorbitant ), ce qui explique entre autres choses la nécessité d'avoir un guide.  Imaginez, si vous rencontrez une fourmillière et que vous ne savez pas...hein!!!!!
 
Question d'intendance, on a dormi chaque soir en campement

undefinedundefinedundefined
, en terrasse, à la belle étoile, en compagnie d'une pleine lune qui éclairait la falaise  qui nous dominait. C'était magique et peut être à ce moment là toutes les histoires que nous contait Amagana revêtaient une parcelle de réalité.

undefined
 
Mythe pour mythe, on a décidé de partir pour Tombouctou. A suivre................
 
 
 
  
 
  
par plume de lune publié dans : plumedelune2
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 4 janvier 2008
Pendant que vous regardez voltigez les flocons d'une neige de décembre, nous regardons tourbillonner les grains de sable aux portes du désert......... 
undefined
 
Destination Mali.
 
  undefined
Les aventuriers de la mer partent à la découverte de ce pays si grand, si beau, si hétérogène qui fut le départ de tous les grands royaumes et empires de l Afrique de l'ouest .
Mais aujourd'hui c'est un pays  pauvre....Il y a pourtant nombre de richesses ici, or, pétrole, gaz, diamants, 3 grands fleuves dont le Niger, bordés de villages bozos, ethnie vivant de la pêche;
undefinedundefined  
une terre permettant la culture du coton, du mil etc, par les bambaras et les dogons; 
 undefinedundefinedundefined
énormément de bétails élevés par les peuls et les touaregs.
undefinedundefined
 
Mais le marasme économique ne permet pas au pays d'exploiter de manière autonome ce qui pourrait l'enrichir et les contrats passés avec d'autres états ne leur laissent parfois qu'une commission dérisoire.La réserve pétrolière n'est pas encore exploitée mais les américains sont bien en place au mali, la  Libye investit dans la construction de grands edifices à bamako et vient de désensabler et rallonger un canal allant du fleuve Niger à Tombouctou, l'Arabie saoudite est également bien présente et construit les mosquées, et il parait que la France est également un grand investisseur , mais c'est certainement plus discret car à part la référence fréquente à J. Chirac ,ce n'est pas trés visible pour de simples touristes de passage comme nous. 
Le Mali a également subi de grandes sécheresses qui ont appauvri des zones entières et modifié l'écosystème ainsi que la société. L'exemple le plus frappant est la mutation du peuple touareg, victime de la desertification de son territoire sur lequel les verts pâturages d'autrefois n'existent plus. Ils n'ont plus que quelques bêtes et sont obligés de s'installer en ville où ils essaient de vivre de leur artisanat en caressant le rêve impossible de pouvoir repartir au coeur du désert, comme avant, et d'y voir grandir leurs enfants en véritables hommes bleus. Les touaregs ne sont pas fondus dans la sociétè malienne et réclament aujourd'hui leur intégration.C'est entre autres choses ce qui les conduit aux événements actuels ayant lieu au nord du pays.

undefinedundefined
 undefined
Et quand on sait qu'au Mali seulement 25 à 30% des enfants sont scolarisés, on se dit que le développement économique n'est pas pour demain.
 
Tout ça fait mal au coeur car les maliens sont trés attachants; Ils sont accueillants, souriants, amoureux de leur pays, ont une culture malienne fantastique: architecture, art, musique..
  undefined
 
 
Voilà un bref  et trés résumé portrait de ce pays. que nous avions depuis trés longtemps envie de visiter. Nous voilà donc partis avec un autre couple de voileux, Sylvia et Georgey. Plus on est de fous, plus on rigole.
undefined
 
 Taxis brousse, camions transformés en bus, motos, pirogues, bateau,bus, chameaux, marche à pieds, stop....On a presque tout fait, sauf le char à boeufs et l'âne, on n'a pas eu l'occas, c'est dommage .

undefined
undefinedundefined
 
Nous avons parcouru plus de 5000 kms ainsi, essayant de relier un point à un autre. A l'exception du chameau, de nos pieds, des pirogues  et des motos, tous les véhicules que nous avons pris sont tombés en panne.
 
Il faut dire que même nos casses ne voudraient pas de ces véhicules tellement ils sont en piteux états.

undefinedundefined
 
A la frontière par exemple tous les véhicules démarraient à la poussée, il semble que là bas les démarreurs n'existent plus. Mais nous pouvions voyager tranquille, les chauffeurs choisissent avec beaucoup de soin le gri-gri qu'ils vont s'attacher autour du ventre. Dieu est avec nous, pas la peine de serrer les fesses.....

undefined
 
Aprés 3 jours de voyage nous sommes arrivés à Bamako, à 5 heures du matin, transis de froid car le bus-camion n'avait pas de vitres.

undefined
 
Un voyageur malien avec qui nous avions discuté nous a proposé de nous héberger pour cette fin de nuit et a viré les 5 ou 6 personnes qui dormaient dans son salon pour nous y mettre à la place.

undefined
 
Visite de Bamako, qui signifie en bambara, la rivière aux caïmans, entourée de petites montagnes et traversée par le fleuve Niger, visite de son marché, de ses rues animées. C'est une ville en plein développement , qui a vu sa population augmenter trés vite suite aux différentes sécheresses qui ont amené ici tous les espoirs d'une survie. Si le pays est pauvre, on sent qu'une petite partie des habitants de Bamako est plus à l'aise...normal c'est la capitale. Ici 80% des enfants sont scolarisés. 

undefinedundefinedundefined

undefinedundefinedundefinedundefined
Mais il existe aussi la misère totale, à deux pas d'immeubles somptueux .

undefinedundefined
 
Dés le lendemain, directio gare routière et départ pour Ségou, l'ancienne capitale des Bambaras; Nous tombons tout de suite amoureux de cette ville au bord du Niger.
 
C'est le jour du marché et toute la ville est transformée en marché. Nous marchons entre les étals de poteries, de savons, de légumes etc...

undefinedundefined
 
undefinedundefined