Mercredi 9 janvier 2008
Comme nous nous le sommes promis, nous revenons à Mopti. Nous retrouvons le luxe d'un vrai lit, de vraies toilettes, de vraies douches et d'une nourriture un peu
plus variée qu'au pays dogon où c'était parfois plus que rudimentaire!!!
En même temps que nous prenons le temps d'immortaliser quelques panneaux,
nous cherchons à rejoindre tombouctou, ce qui est un vrai parcours de combattant.
En plus il fait un froid de canard et on a même droit à une radée.
On achète un chèche, question de se réchauffer un peu la tête et on sort la polaire.
Patrick a pas tout compris!!
Seules des pistes en latérite rejoignent Tombouctou mais le trajet en 4X4 coûte trés cher. Finalement on se décide pour le bateau et 2 jours de
"croisière" sur le Niger. Croisière est un bien grand mot compte tenu du bateau ,mais ce furent 2 jours exceptionnels.
Nous avons voyagé avec les moutons,
les pastèques énormes du Mali, les sacs de céréales, les oranges, 1 voiture et toutes les victuailles pour Tombouctou, qui, cerné par le désert n'a
pratiquement aucune production de produits frais.
Tout est apporté par le bateau qui ne navigue que lorsque le Niger est haut de juillet à décembre et ensuite par les 4X4, et apparemment c'est plutôt la galère. Le chargement du bateau a duré 2 jours.
On part de nuit, vers 20 heures.
Tout est apporté par le bateau qui ne navigue que lorsque le Niger est haut de juillet à décembre et ensuite par les 4X4, et apparemment c'est plutôt la galère. Le chargement du bateau a duré 2 jours.
On part de nuit, vers 20 heures.
Nous avions une cabine pour 4, rudimentaire, mais convenable.
Au dessus de nos tête, sur le pont, toute une petite population s'était installée pour 2 jours. nattes, matelas, couvertures, réchauds, gamelles, riz
etc.....
Au matin, lors d'une escale dans une petite ville du bord du fleuve où le bateau réparait un de ses moteurs qui ne fonctionnait plus ( même le bateau nous a fait le coup de la panne!!), des pirogues nous ont abordés pour nous proposer des victuailles. Les femmes ont alors acheté volailles, poissons qu'elles ont ensuite cuisinés avec le riz sur le bateau. C' est l'Afrique.
Le Niger est un grand fleuve, parsemé de petits îlots d'herbe.
Il traverse plusieurs lacs, irrigue les rizières qui le bordent, apporte la vie tout le long de son cours où de multiples villages ont été aménagés.
Pour l'instant, les eaux sont hautes et les maisons sont souvent dans l'eau. Les habitants se sont provisoirement retirés un peu plus loin à l'intérieur des terres.
De petites villes dressent leurs mosquées en étendard.
De belles maisons s'étalent le long des rives
et la population est là, attendant le passage du bateau comme un événement.
Nous rencontrons cécile et Teddy qui se rendent à Tombouctou pour faire une méharée. Nous avions également envisagé cette évasion et décidons trés vite de pouvoir faire ça ensemble.
2 jours durant, nous allons voir les paysages changer, les habitations se modifier
et nous arrivons en fin d'aprés midi du 2ème jour au canal qui nous ménera au terminus, à 7 km de Tombouctou.
Nous accostons. Devant nous des jeunes filles se lavent,ne cachant pas leurs belles poitrines pas encore abimées par les nombreuses grossesses, d'autres lavent le linge, d'autres la vaisselle.
et nous arrivons en fin d'aprés midi du 2ème jour au canal qui nous ménera au terminus, à 7 km de Tombouctou.
Nous accostons. Devant nous des jeunes filles se lavent,ne cachant pas leurs belles poitrines pas encore abimées par les nombreuses grossesses, d'autres lavent le linge, d'autres la vaisselle.
Il y a tous les curieux, venant assister à l'arrivée du bateau.
Et surtout il ya tous ceux qui attendent la mise en place de la planche en bois qui sert de passerelle pour se précipiter dans le bateau et récuperer
les fruits et légumes qu'ils revendront les jours suivants sur les marchés de Tombouctou.
Je me trouve prise au piège face à cette horde qui bouscule tout sur son passage.
Je suis au bord de la planche heureusement maintenue par un body guard qui m'empêche de finir dans le fleuve.Enfin la circulation se fait dans l'autre sens et nous
nous retrouvons sur la terre ferme où les propriétaires de l hôtel où nous allons sont venus nous chercher;
Arrivée au Caravansérail, magnifique endroit décoré par Elia et Christian, des routards venus pour quelques jours à Tombouctou et qui ont assez succombé à
son charme pour y rester et ouvrir un "presque hotel." On dit presque, parce qu'à la différence d'un hôtel, on s'y sent chez soi. D'ailleurs trés vite on va partager
ensemble repas et discussions.
Mais dés l'arrivée, aprés une bonne douche, il nous faut préparer la méharée pour le lendemain matin, Cecile et Teddy devant repartir trés
vite.
Nous on est prêts, on a le costume
Nous on est prêts, on a le costume
Ca y est, nous voilà les fesses bien calées sur nos selles ....... 2 jours à dos de dromadaire avec nuit sous la tente et
repas sableux.
Les bestiaux sont dociles et hormis celui de Georgey qui va se coucher de façon inattendue et projeter son cavalier au sol, il n'y aura pas d'autres incidents. Notre guide est un touareg qui parle français et va nous raconter la vie des hommes bleus, leur tristesse de n'être plus nomades et leur espoir de retrouver leur cher désert.
Des dunes bordent Tombouctou au nord,
ailleurs c'est plutot une plaine sableuse parsemée de quelques arbustes.
On y voit passer quelques ânes
Il faut parcourir plus de 100 kms pour trouver le vrai désert de dunes, celui qui conduit jusqu'à Taoudenni où sont exploitées les mines de sel. Encore aujourd'hui
les "Azalaî", caravanes de chameaux transportant le sel jusqu'à Tombouctou traversent le désert 1 fois par an.
Il parait que ces mines sont en fait un bagne politique, ce qui enlève un peu de poésie à cette image.
Ces 2 jours sont inoubliables.
Nous rentrons au caravansérail et allons dés le lendemain découvrir la mythique Tombouctou.
Créee par djenné dont elle est la jumelle, c'est une ville qui jusqu'au XIV ème siècle fut à son apogée. Le commerce en fit une ville riche . Plus tard ses universités de droit et de théologie furent réputées internationalement .De nombreux manuscrits furent écrits par des érudits et aujourd'hui plus de 15 bibliothèques conservent et rénovent les manuscrits survivants.
Créee par djenné dont elle est la jumelle, c'est une ville qui jusqu'au XIV ème siècle fut à son apogée. Le commerce en fit une ville riche . Plus tard ses universités de droit et de théologie furent réputées internationalement .De nombreux manuscrits furent écrits par des érudits et aujourd'hui plus de 15 bibliothèques conservent et rénovent les manuscrits survivants.
Au XVI ème les marocains envahirent la ville et les pillards touaregs finir de ruiner la ville.
Aujourd'hui il reste le mythe et le mystère de Tombouctou, parce que des splendeurs passées il ne reste rien.
Un dénommé A. Londres a dit "...Tous y sont allés pour voir le mystère et parait- il ne l'ont point vu. Le mystère ne se voit pas, mes amis, il se sent.Il s'exprime
sans voix, comme un sourd muet."
Fort de cette affirmation nous sommes allés renifler le mystère de tombouctou.
Alors, voilà: on s'est promené dans cette ville entourée de sable
et on a vu le vent recouvrir la ville d'un manteau de brume.
On a déambulé là où des siècles plus tôt des hommes marchaient en discutant d'un point de droit, là où les hommes des caravanes déchargeaient l'or et l'ivoire .....et le charme nous a enveloppé de cette nostalgie du passé. Peut être faut il rester longtemps pour découvrir les dessous de cette ville, cachés dans ses maisons à étages, à l'abri des simples passants. Mais cette ville on l'a aimée même si le peu de temps passé ne nous a pas permis de la découvrir complétement
et on a vu le vent recouvrir la ville d'un manteau de brume.
On a déambulé là où des siècles plus tôt des hommes marchaient en discutant d'un point de droit, là où les hommes des caravanes déchargeaient l'or et l'ivoire .....et le charme nous a enveloppé de cette nostalgie du passé. Peut être faut il rester longtemps pour découvrir les dessous de cette ville, cachés dans ses maisons à étages, à l'abri des simples passants. Mais cette ville on l'a aimée même si le peu de temps passé ne nous a pas permis de la découvrir complétement
Au travers des photos, peut être allez vous le sentir, ce mystère......
Ca y est, l'heure du départ tape à nos montres, nous sommes an Mali depuis 1 mois. Il est temps de rentrer;
Adieu Tombouctou
Aprés une ultime panne en plein désert,
nous allons, aprés 4 jours et 4 nuits de voyage, regagner cette casamance que nous nous apprêtons à quitter.
Le prochain article vous viendra du Brésil.......
Hasta luego ( désolé on ne maîtrise pas encore le portugais!!)
Par plume de lune
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Publié dans : plumedelune2
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