Mardi 3 mars 2009
Les Chimus, les Moches, les Moxenos, les Chinchas,les civilisations wancarinis, Vicus, de Chavin, de Nazca, etc..... ben y
avait quand même du beau monde avant l'arrivée mystérieuse des incas.
On arrive au Pérou et c'est un vieux rêve qui se réalise, tant pour Patrick que pour moi. Je me souviens des heures passées a voyager au travers de livres dont les auteurs proposaient des théories parfois rocambolesques pour expliquer l'arrivée et la disparition de toutes ces civilisations un jour balayées au profit de la civilisation inca, elle même victime du génocide espagnol.
On a visité beaucoup de musées. On a pu admirer des poteries aux dessins et couleurs magnifiques, des bijoux superbes, et
autres objets dont quantités de momies. En ce temps là, il y avait une richesse fabuleuse de métaux mais au vu de tous les objets dormant derrière les vitrines, on ne peut que
constater aussi une grande richesse d'esprit. Bien sur, il ne reste pas grand chose de leurs pensées, de leurs conceptions de vie, toute l'oralité de leur savoir s'est dissipée
dans le vent du temps et de l'oubli. Mais la présence d'outils prouvant qu ils pratiquaient la chirurgie, par exemple, confirment que les amérindiens avaient atteint
un degré important de civilisation.
Nous atteignons le Pérou aprés un passage épique de la frontière chilienne. Dans le car, plusieurs femmes
péruvienne vident de gros sacs de vêtements qu'elles répartissent dans de petits sacs plastiques qu'elles bourrent dans les équipets, sous les sièges. Elles mettent sur elles 10 couches de
vêtements, en glissent sous les plaids des fauteuils, essaient de nous en refiler. 20 km plus tard, contrôle de police, tous les sacs sont sortis des soutes mais les contrebandières passent à
l'aise toute leur marchandise. Passé le contrôle, le film se déroule à l'envers et tout se retrouve dans les gros sacs de départ. Evidemment on est mort de rire et ça nous occupe une
partie du trajet, parce que les heures de car, on commence à ne plus les compter!!!
Aréquipa, première halte. C'est une trés jolie ville coloniale, surnommée la ville blanche à cause de ses
bâtiments bâtis en lave blanche.
On trouve un petit hôtel dans le centre, un peu déglingue mais pas cher, ce qui nous va bien.
On est à 2 pas de la gigantesque plaza de armas où se trouve une superbe cathédrale
et à un pas seulement du monastère santa catalina, véritable petite ville ( 20 000 m²) ocre et bleue offrant places, ruelles étroites, patios, et où vivaient, du temps des conquistadores, les filles de grandes familles espagnoles que l'on vouait aux ordres mais qui vivaient dans ce monastère comme dans le grand monde avec appartements privés, servantes, receptions etc.... jusqu'au jour de 1870 où le pape s'en offusqua.....
Le deuxième jour, petit dej sur la terrasse, au milieu de belles perruches turquoises qui papotent certainement du beau temps qui s'annonce pour la journée.
Et nous on papote aussi avec Marie, Florent et Gros Bill, qui sont partis pour un voyage d'un an autour du monde, et avec lesquels on va faire un bon bout de chemin.
Oui, je sais ils ont l'air un peu spéc..... et le gros bill qu'est tout violet...... mais on les aime beaucoup comme ça.....
Les photos du Pérou, jusqu'au Titicaca, c' est leurs photos, ainsi que celles de Daniele et Jean Pierre,des voileux comme nous. A partir de Puno et du Titicaca, nos photos sont sauves.....!
Dés le lendemain, nous partons ensemble en car pour le canyon de Colca.
C'est le deuxième canyon le plus profond du monde avec 3200 m de dénivelé. On en sait quelque chose, on l'a descendu et on l'a remonté, à pied bien sur, ....on a cru mourir!!! Quel bonheur quand on arrive!!!
Cette vallée est une continuité de terres cultivées en terrasse, dont les nuances de couleur, vues du haut, nous offre un paysage extraordinaire.
C'est le deuxième canyon le plus profond du monde avec 3200 m de dénivelé. On en sait quelque chose, on l'a descendu et on l'a remonté, à pied bien sur, ....on a cru mourir!!! Quel bonheur quand on arrive!!!
Cette vallée est une continuité de terres cultivées en terrasse, dont les nuances de couleur, vues du haut, nous offre un paysage extraordinaire.
Et puis j'ai vécu une grande histoire d'amour avec un alpaga qui m'approchait dangereusement de moi aprés avoir craché sur Patrick....
Patrick est un peu jaloux!!!!Les femmes portent le costume local riche en couleurs
Cherchez
l'erreur.....On va y renconter Gwenn et Nico des trekkeurs invétérès qui croisent régulièrement le chemin de Marie et Florent.
On va se manger de l'alpaga dans un restau en pierre, éclairé à la bougie avec fours à bois à l'intérieur.
Cet endroit est également réputé pour ses condors mais on aura la chance de les voir beaucoup mieux de la terrasse de
l'hôtel d'Aréquipa.
Retour sur Aréquipa puis direction Cuzco.
Retour dans le passé. On tombe immédiatement amoureux de la ville et de ses environs. Elle se perche à 3400 mètres d'altitude, est entourée de montagnes. Un peu plus loin, ce sont de nombreux sites incas, c'est aussi la vallée sacrée, celle qui mène au Machu Pichu.
Des balades en perspectives....
Cuzco était un centre inca important fondé par l'Inca Pachacutec. C'était le nombril du monde andin ( Cuzco veut
dire nombril en quéchua). De ce fait les espagnols, en plus de vouloir piller la ville de son or, étaient bien décidés à anéantir ce centre symbolique. Ils n'y sont pas totalement parvenus
puisqu'encore aujourd'hui, beaucoup de bâtiments coloniaux sont bâtis sur des fondations incas.
Le monastère de San Domingo a été construit sur le temple du soleil. Le batiment est un mélange de vestiges incas et de
constructions espagnols. Lors du tremblement de terre de 1650, ce sont les parties espagnoles qui s'écroulèrent, alors que la plupart des murs incas ne bougèrent pas!!!!
L'exterieur
L'exterieur
L'interieur
Certaines ruelles sont bordées des murs incas d'origine, aux grosses pierres accolées parfaitement. Chaque jour, errant dans ces lieux
magiques, on se surprend à imaginer un autre temps où des hommes croyant à la puissance du serpent, du puma et du condor, vivant sous le regard redoutable des dieux, Viracocha, Inti le soleil,
Qila la lune, empruntaient ces mêmes rues, caressant les pierres de leurs vêtements chamarrés.....
Aprés les incas, ce sont les espagnols que l'on imagine, se pavanant plaza de armas, enlevant dans de beaux gestes amples leurs
chapeaux pour saluer les belles demoiselles qui les guettent du haut des balcons en bois qui bordent toute la place, et finalement cherchant l'absolution en s' agenouillant humblement dans la
cathédrale et dans l'église de la compagnie de Jesus, édifices magnifiques construites avec les pierres de sites incas.....
Cette ville est envoûtante et on n'a plus envie de la quitter.
D'ailleurs Patrick a décidé de rester ici...
On va se promener autour de la ville dans les nombreux sites incas
Sacsahuaman, Kenko, Ollantaytambo......
Pisac, ses ruines et son marché
Pisac, ses ruines et son marché
Et bien sur, le clou, la cerise sur le gâteau, le Machu Pichu.
Marie et Florent ont joué cette visite à pile ou face, la pièce tombe du mauvais côté, ils n'y vont pas.
On ne part donc que tous les deux, bus jusqu'à Ollantaytambo, de là train jusqu'à Aguas calientes qui ressemble étrangement à une ville de pionniers, la rue principale étant la voie de chemin de fer.
Le lendemain lever à 4H30. On monte dans un car qui de lacet en lacet le long de la montagne nous amène sur le site.Dans le car personne ne parle. Peut être qu'ils sont tous comme nous, persuadés que cette journée sera inoubliable.
On ne part donc que tous les deux, bus jusqu'à Ollantaytambo, de là train jusqu'à Aguas calientes qui ressemble étrangement à une ville de pionniers, la rue principale étant la voie de chemin de fer.
Le lendemain lever à 4H30. On monte dans un car qui de lacet en lacet le long de la montagne nous amène sur le site.Dans le car personne ne parle. Peut être qu'ils sont tous comme nous, persuadés que cette journée sera inoubliable.
On y est.
On monte le long des terrasses pour atteindre le point le plus haut et plonger notre regard sur ce paysage de carte postale.
C'est absolument magique. Le soleil est à peine levé quand nous arrivons. Il y a encore peu de monde. Le ciel est nuageux, les rayons du soleil arrivent parfois à percer ces masses blanches et grises et éclairent de lumière d'or cette citadelle si bien cachée. Quelques nuages descendent sur les montagnes.
Ambiance poils tout droit sur les bras garantie....Silence, sérénité, là haut il se passe quelque chose c'est sûr, une énergie hors du commun.
On monte le long des terrasses pour atteindre le point le plus haut et plonger notre regard sur ce paysage de carte postale.
C'est absolument magique. Le soleil est à peine levé quand nous arrivons. Il y a encore peu de monde. Le ciel est nuageux, les rayons du soleil arrivent parfois à percer ces masses blanches et grises et éclairent de lumière d'or cette citadelle si bien cachée. Quelques nuages descendent sur les montagnes.
Ambiance poils tout droit sur les bras garantie....Silence, sérénité, là haut il se passe quelque chose c'est sûr, une énergie hors du commun.
Le temps passe. Nous sommes assis et on s'imprègne: l'âme, de la magie du lieu, le corps, de l'air vivifiant de ces montagnes verdoyantes et
luxuriantes, et enfin les yeux, de cette ville si bien conservée nichée au pied du Wayna Pichu.
Cette ville, qui fut longtemps une cité perdue n'a jamais été trouvée par les conquistadors. Pendant trois siècle, elle dormit d'un long
sommeil tranquille avant d'être rendue à la vie en 1911 par un archeologue américain qui la trouva ensevelie sous la végétation mais toutefois habitée par un couple
d'indiens qui cultivaient les terrasses. Le mystère de cette cité reste entier, personne ne sait quel rôle elle a pu jouer au sein de l'empire inca.
Nous entamons la descente et déambulons pendant des heures au milieu des temples,
de l'observatoire astronomique,
des maisons.....
parfois sous l'oeil amusé de ses gardiens. (c est une de nos photos, sauvée par Florent qui est tombé raide dingue de cet individu....)
de l'observatoire astronomique,
des maisons.....
parfois sous l'oeil amusé de ses gardiens. (c est une de nos photos, sauvée par Florent qui est tombé raide dingue de cet individu....)
Comme on l'a prévu, cette journée, jamais on ne l'oubliera.....
Chemin inverse. Au retour notre train va croiser celui de Marie et Florent qui pris de remords vont visiter le site le lendemain. Eux
auront le soleil, ambiance différente.Et merci pour les photos.
Retour à Cuzco. On voudrait partir en direction de lac Titicaca, mais il y a une grève de paysans et de nombreux barrages sur
les routes empêchent tous les véhicules de passer. Les voitures qui tentent de passer sont reçues à coups de pierres. On va patienter un peu, on pourrait être plus mal qu'à Cuzco. Au 3 ème
jour, on commence à s'impatienter un peu, surtout Marie et Florent qui ont des impératifs avec les billets d'avion qui sont tous retenus d'avance. On se renseigne matin et soir à la gare
routière. Enfin au 4ème jour, on nous dit qu'un départ le soir à 22 H sera possible. On débarque à 21H avec le chargement des sacs à dos. Au guichet, on nous annonce que non, finalement le car
ne partira pas, sauf si tous les passagers sont d'accord pour payer le double, auquel cas le car fera un détour pour éviter les barrages. Ca sent l'arnaque, tout le monde s'enerve, deux mecs
commencent à se claquer, la police intervient. Nous on n'a plus d'hôtel, c'est presque 23H et rien n'a avancé.
Tout à coup un homme vient discrétement vers nous, nous proposant de partir en minibus par des chemins de montagne. Il y a de la place pour
11 personnes. Mais c'est tout de suite, il nous laisse 5 mn pour reflechir et réunir les passagers. Nous on est 4, il y a 3 autres francais, une allemande et puis des péruviens. On se
concerte, on y va. La nuit va être blanche, le minibus va passer dans des chemins difficilement carrossables, on est secoué comme des pruniers mais on va finir par passer sans encombres et
arriver au petit matin à Puno au bord du lac Titicaca, fatigués mais sains et saufs.
Puno, on n'aime pas du tout.
(maintenant c'est mes photos!!!)
La ville est moche à part l'église
les automobilistes agressifs, le patron de l'hotel voleur et sans
parole.
Mais l'ambiance des rues nous amuse....
Et puis on prend les transports locaux....
On s'organise la visite des îles flottantes, les îles Uros et ensuite on partira trés vite pour Copacabana en Bolivie.
les automobilistes agressifs, le patron de l'hotel voleur et sans
parole.Mais l'ambiance des rues nous amuse....
Et puis on prend les transports locaux....
On s'organise la visite des îles flottantes, les îles Uros et ensuite on partira trés vite pour Copacabana en Bolivie.
Le lac Titicaca se trouve à 3812 m d'altitude. 175 m de long, 8340 km², frontière entre le Pérou et la Bolivie. Une quantité d'or monstrueuse,
la rançon de l'empereur Atahualpa aurait été jetée au fond du lac par les indiens aprés la trahison des espagnols qui ont malgré leur promesse de le relacher contre rançon, exécuter l'empereur.
Même Cousteau a cherché le trésor, mais en vain. C'est dommage, on n'a pas le temps, sinon on l'aurait cherché aussi, Des fois qu'on trouve...!!!!
Mais le programme est autre, cap sur les îles Uros.
Ces îles sont fabriquées par les indiens. Elles sont constituées d'une couche épaisse et compacte de roseaux flottants.
Il y a une quarantaine d'îles sur lesquelles vivent environ 2000 indiens.
Mais ce sont les indiens Aymaras qui y vivent, le dernier Uros est mort en 1959. Bien que ce soit une usine à touristes, c'est quand même intéressant de pouvoir fouler ce sol flottant de ses pieds et de constater que ça tient !!!!
Ces îles sont fabriquées par les indiens. Elles sont constituées d'une couche épaisse et compacte de roseaux flottants.
Il y a une quarantaine d'îles sur lesquelles vivent environ 2000 indiens.
Mais ce sont les indiens Aymaras qui y vivent, le dernier Uros est mort en 1959. Bien que ce soit une usine à touristes, c'est quand même intéressant de pouvoir fouler ce sol flottant de ses pieds et de constater que ça tient !!!!
On est prêt à passer en Bolivie. En fait nous avons hésité à partir sur Lima et le nord du pays, mais la saison des pluie approche et on voudrait faire la Bolivie avant que les pluies deviennent importantes et problématiques. On reviendra au Pérou, découvrir la Cordillère blanche, le site de Chan Chan, les musées de Lima. Et puis on est resté trop peu de temps pour pénétrer la culture péruvienne. Hormis la sympathie des péruviens, la pauvreté de la population paysanne andine, l'effort développé pour le tourisme et une bonne cuisine, on ne pourra pas vous en dire beaucoup plus. Ce serait erronné et présomptueux de notre part.
En fait on voulait plutôt vous arroser de photos, malheureusement les couleurs du pérou ont disparu quelque part à la Paz et j
ai de ce fait été un peu plus bavarde que je l'aurais souhaité.........
Par plume de lune
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Publié dans : plumedelune2
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et de la pub.....
Elle disparait parfois sous un voile de
brouillard
Elle a vécu les grands moments
historiques de la ville, les grands rassemblements du régime péronniste entre autres. C'est ici que se regroupent chaque jeudi, les mères de la place de mai qui
réclament la vérité sur les disparus de la guerre sale,
souvent entres hommes et demeure
boudé de la société argentine jusqu'à ce qu'il acquière ses lettres de noblesse en Europe...!!! Peu à peu, l'arrivée d'Allemagne du bandonéon, l'ajout du piano, la voix de Carlos Gardel (autre
idole partout présent), la musique de Piazzola va enrichir cet emblème de Buenos Aires.
on prépare cette fois le
périple de la partie nord, en bus cette fois.
certains voyagent bien équipés, le maté bien en main
Il y a plein de marchés,
plein de marchands en plein air,
C'est un joli village qui
respire la quiétude malgré les nombreux touristes qui l'envahissent.Ici les visages et les tenues vestimentaires nous depaysent totalement.
repos
En
compagnie de Ramon rios nous partons visiter las salinas grandes. Une route en lacets nous mène jusqu'à un col à 4170 m puis redescend sur les salines qui ne sont plus qu'à 3200 m.
Ben oui, c'est bien de la glace....
Des gamines jouent de la musique
Quant à moi, je resiste à une
vendeuse de chapeaux, je pense que vous avez remarqué que j'en avais déjà un trés joli...même que desfois y en a qui me le pique....
Les journées sont trés chaudes, quant
aux nuits.....on est descendu à -7 et sans chauffage..ça, y connaissent pas.... mais ils ont d'excellentes couvertures.....