Mardi 3 mars 2009
  Les Chimus, les Moches, les Moxenos, les Chinchas,les civilisations wancarinis, Vicus, de Chavin, de Nazca, etc..... ben y avait quand même du beau monde avant l'arrivée mystérieuse des incas.

 
 

On arrive au Pérou et c'est un vieux rêve qui se réalise, tant pour Patrick que pour moi. Je me souviens des heures passées a voyager au travers de livres dont les auteurs proposaient des théories parfois rocambolesques pour expliquer l'arrivée et la disparition de toutes ces civilisations un jour balayées au profit de la civilisation inca, elle même victime du génocide espagnol.
 
  On a visité beaucoup de musées. On a pu admirer des poteries aux dessins et couleurs magnifiques, des bijoux superbes, et autres objets dont quantités de momies. En ce temps là, il y avait une richesse fabuleuse de métaux mais au vu de tous les objets dormant derrière les vitrines, on ne peut que constater aussi une grande richesse d'esprit. Bien sur, il ne reste pas grand chose de leurs pensées, de leurs conceptions de  vie, toute l'oralité de leur savoir s'est dissipée dans le vent du temps et de l'oubli. Mais la présence d'outils prouvant qu ils pratiquaient la chirurgie, par exemple, confirment que les amérindiens avaient atteint un degré important de civilisation.
 
    Nous atteignons le Pérou aprés un passage épique de la frontière chilienne. Dans le car, plusieurs femmes péruvienne vident de gros sacs de vêtements qu'elles répartissent dans de petits sacs plastiques qu'elles bourrent dans les équipets, sous les sièges. Elles mettent sur elles 10 couches de vêtements, en glissent sous les plaids des fauteuils, essaient de nous en refiler. 20 km plus tard, contrôle de police, tous les sacs sont sortis des soutes mais les contrebandières passent à l'aise toute leur marchandise. Passé le contrôle, le film se déroule à l'envers et tout se retrouve dans les gros sacs de départ. Evidemment on est mort de rire et ça nous occupe une partie du trajet, parce que les heures de car, on commence à ne plus les compter!!! 
 
    Aréquipa, première halte. C'est une trés jolie ville coloniale, surnommée la ville blanche à cause de ses bâtiments bâtis en lave blanche.

 
    On trouve un petit hôtel dans le centre, un peu déglingue mais pas cher, ce qui nous va bien.
 
    On est à 2 pas de la gigantesque plaza de armas où se trouve une superbe cathédrale

 
    
et à un pas seulement du monastère santa catalina, véritable petite ville ( 20 000 m²)  ocre et bleue offrant places, ruelles étroites, patios, et où vivaient, du temps des conquistadores, les filles de grandes familles espagnoles que l'on vouait aux ordres mais qui  vivaient dans ce monastère comme dans le grand monde avec appartements privés, servantes, receptions etc.... jusqu'au jour de 1870 où le pape s'en offusqua.....

 
    
Le deuxième jour, petit dej sur la terrasse, au milieu de belles perruches turquoises qui papotent certainement du beau temps qui s'annonce pour la journée.
 

Et nous on papote aussi avec Marie, Florent et Gros Bill, qui sont partis pour un voyage d'un an autour du monde, et avec lesquels on va faire un bon bout de chemin.

Oui, je sais ils ont l'air un peu spéc..... et le gros bill qu'est tout violet...... mais on les aime beaucoup comme ça.....
Les photos du Pérou, jusqu'au Titicaca, c' est leurs photos, ainsi que celles de Daniele et Jean Pierre,des voileux comme nous. A partir de Puno et du Titicaca, nos photos sont sauves.....!
 
Dés le lendemain, nous partons ensemble en car pour le canyon de Colca.

C'est le deuxième canyon le plus profond du monde avec 3200 m de dénivelé. On en sait quelque chose, on l'a descendu et on l'a remonté, à pied bien sur, ....on a cru mourir!!! Quel bonheur quand on arrive!!!


 Cette vallée est une continuité de terres cultivées en terrasse, dont les nuances de couleur, vues du haut, nous offre un paysage extraordinaire.

  Et puis j'ai vécu une grande histoire d'amour avec un alpaga qui m'approchait dangereusement de moi aprés avoir craché sur Patrick....
Patrick est un peu jaloux!!!!
 Les femmes portent le costume local riche en couleurs
 
 Cherchez l'erreur.....
  
On va y renconter Gwenn et Nico des trekkeurs invétérès qui croisent régulièrement le chemin de Marie et Florent.

On va se manger de l'alpaga dans un restau en pierre, éclairé à la bougie avec fours à bois à l'intérieur.
 
    Cet endroit est également réputé pour ses condors mais on aura la chance de les voir beaucoup mieux de la terrasse de l'hôtel d'Aréquipa.
 
Retour sur Aréquipa puis direction Cuzco. 

Retour dans le passé. On tombe immédiatement amoureux de la ville et de ses environs. Elle se perche à 3400 mètres d'altitude, est entourée de montagnes. Un peu plus loin, ce sont de nombreux sites incas, c'est aussi la vallée sacrée, celle qui mène au Machu Pichu.
 
    Des balades en perspectives....
 
    Cuzco était un centre inca important fondé par l'Inca Pachacutec. C'était le nombril du monde andin ( Cuzco veut dire nombril en quéchua). De ce fait les espagnols, en plus de vouloir piller la ville de son or, étaient bien décidés à anéantir ce centre symbolique. Ils n'y sont pas totalement parvenus puisqu'encore aujourd'hui, beaucoup de bâtiments coloniaux sont bâtis sur des fondations incas.
 
 Le monastère de San Domingo a été construit sur le temple du soleil. Le batiment est un mélange de vestiges incas et de constructions espagnols. Lors du tremblement de terre de 1650, ce sont les parties espagnoles qui s'écroulèrent, alors que la plupart des murs incas ne bougèrent pas!!!!

L'exterieur
 L'interieur

Certaines ruelles sont bordées des murs incas d'origine, aux grosses pierres accolées parfaitement. Chaque jour, errant dans ces lieux magiques, on se surprend à imaginer un autre temps où des hommes croyant à la puissance du serpent, du puma et du condor, vivant sous le regard redoutable des dieux, Viracocha, Inti le soleil, Qila la lune, empruntaient ces mêmes rues, caressant les pierres de leurs vêtements chamarrés.....
 
Aprés les incas, ce sont les espagnols que l'on imagine, se pavanant plaza de armas, enlevant dans de beaux gestes amples leurs chapeaux pour saluer les belles demoiselles qui les guettent du haut des balcons en bois qui bordent toute la place, et finalement cherchant l'absolution en s' agenouillant humblement dans la cathédrale et dans l'église de la compagnie de Jesus, édifices magnifiques construites avec les pierres de sites incas.....
     
Cette ville est envoûtante et on n'a plus envie de la quitter.
 

D'ailleurs Patrick a décidé de rester ici...
 
On va se promener autour de la ville dans les nombreux sites incas
 
Sacsahuaman, Kenko, Ollantaytambo......
Pisac, ses ruines et son marché

Et bien sur, le clou, la cerise sur le gâteau, le Machu Pichu.
 
Marie et Florent ont joué cette visite à pile ou face, la pièce tombe du mauvais côté, ils n'y vont pas.

On ne part donc que tous les deux, bus jusqu'à Ollantaytambo, de là train jusqu'à Aguas calientes qui ressemble étrangement à une ville de pionniers, la rue principale étant la voie de chemin de fer. 

 Le lendemain lever à 4H30. On monte dans un car qui de lacet en lacet le long de la montagne nous amène sur le site.Dans le car personne ne parle. Peut être qu'ils sont tous comme nous, persuadés que cette journée sera inoubliable.
 
On y est.

On monte le long des terrasses pour atteindre le point le plus haut et plonger notre regard sur ce paysage de carte postale. 

C'est absolument magique. Le soleil est à peine levé quand nous arrivons. Il y a encore peu de monde. Le ciel est nuageux, les rayons du soleil arrivent parfois à percer ces masses blanches et grises et éclairent de lumière d'or cette citadelle si bien cachée. Quelques nuages descendent sur les montagnes.


 Ambiance poils tout droit sur les bras garantie....Silence, sérénité, là haut il se passe quelque chose c'est sûr, une énergie hors du commun.
 
Le temps passe. Nous sommes assis et on s'imprègne: l'âme, de la magie du lieu, le corps, de l'air vivifiant de ces montagnes verdoyantes et luxuriantes, et enfin les yeux, de cette ville si bien conservée nichée au pied du Wayna Pichu.
 
Cette ville, qui fut longtemps une cité perdue n'a jamais été trouvée par les conquistadors. Pendant trois siècle, elle dormit d'un long sommeil tranquille avant d'être rendue à la vie  en 1911 par un archeologue américain qui la trouva ensevelie sous la végétation mais toutefois habitée par un couple d'indiens qui cultivaient les terrasses. Le mystère de cette cité reste entier, personne ne sait quel rôle elle a pu jouer au sein de l'empire inca.
 
Nous entamons la descente et déambulons pendant des heures au milieu des temples,

de l'observatoire astronomique,

des maisons..... 

parfois sous l'oeil amusé de ses gardiens. (c est une de nos photos, sauvée par Florent qui est tombé raide dingue de cet individu....)
 
Comme on l'a prévu, cette journée, jamais on ne l'oubliera.....
 
Chemin inverse. Au retour notre train va croiser celui de Marie et Florent qui pris de remords vont visiter le site le lendemain. Eux auront le soleil, ambiance différente.Et merci pour les photos.
 
Retour à Cuzco. On voudrait partir  en direction de lac Titicaca, mais il y a une grève de paysans et de nombreux barrages sur les routes empêchent tous les véhicules de passer. Les voitures qui tentent de passer sont reçues à coups de pierres. On va patienter un peu, on pourrait être plus mal qu'à Cuzco. Au 3 ème jour, on commence à s'impatienter un peu, surtout Marie et Florent qui ont des impératifs avec les billets d'avion qui sont tous retenus d'avance. On se renseigne matin et soir à la gare routière. Enfin au 4ème jour, on nous dit qu'un départ le soir à 22 H sera possible. On débarque à 21H avec le chargement des sacs à dos. Au guichet, on nous annonce que non, finalement le car ne partira pas, sauf si tous les passagers sont d'accord pour payer le double, auquel cas le car fera un détour pour éviter les barrages. Ca sent l'arnaque, tout le monde s'enerve, deux mecs commencent à se claquer, la police intervient. Nous on n'a plus d'hôtel, c'est presque 23H et rien n'a avancé.
Tout à coup un homme vient discrétement vers nous, nous proposant de partir en minibus par des chemins de montagne. Il y a de la place pour 11 personnes. Mais c'est tout de suite, il nous laisse 5 mn pour reflechir et réunir les passagers. Nous on est 4, il y a 3 autres francais, une allemande et puis des péruviens. On se concerte, on y va. La nuit va être blanche, le minibus va passer dans des chemins difficilement carrossables, on est secoué comme des pruniers mais on va finir par passer sans encombres et arriver au petit matin à Puno au bord du lac Titicaca, fatigués mais sains et saufs.
 
Puno, on n'aime pas du tout.
(maintenant c'est mes photos!!!)
 
 La ville est moche à part l'église
les automobilistes agressifs, le patron de l'hotel voleur et sans parole.
Mais l'ambiance des rues nous amuse....
Et puis on prend les transports locaux....

On s'organise la visite des îles flottantes, les îles Uros et ensuite on partira trés vite  pour Copacabana en Bolivie. 
 
Le lac Titicaca se trouve à 3812 m d'altitude. 175 m de long, 8340 km², frontière entre le Pérou et la Bolivie. Une quantité d'or monstrueuse, la rançon de l'empereur Atahualpa aurait été jetée au fond du lac par les indiens aprés la trahison des espagnols qui ont malgré leur promesse de le relacher contre rançon, exécuter l'empereur. Même Cousteau a cherché le trésor, mais en vain. C'est dommage, on n'a pas le temps, sinon on l'aurait cherché aussi, Des fois qu'on trouve...!!!!
Mais le programme est autre, cap sur les îles Uros.

Ces îles sont fabriquées par les indiens. Elles sont constituées d'une couche épaisse et compacte de roseaux
  flottants.  
Il y a une quarantaine d'îles sur lesquelles vivent environ 2000 indiens.

 Mais ce sont les indiens Aymaras qui y vivent, le dernier Uros est mort en 1959. Bien que ce soit une usine à touristes, c'est quand même intéressant de pouvoir fouler ce sol flottant de ses pieds et de constater que ça tient !!!!

On est prêt à passer en Bolivie. En fait nous avons hésité à partir sur Lima et le nord du pays, mais la saison des pluie approche et on voudrait faire la Bolivie avant que les pluies deviennent importantes et problématiques. On reviendra au Pérou, découvrir la Cordillère blanche, le site de Chan Chan, les musées de Lima. Et puis on est resté trop peu de temps pour pénétrer la culture péruvienne. Hormis la sympathie des péruviens, la pauvreté de la population paysanne andine, l'effort développé pour le tourisme et une bonne cuisine, on ne pourra pas vous en dire beaucoup plus. Ce serait erronné et présomptueux de notre part.
 
En fait on voulait plutôt vous arroser de photos, malheureusement les couleurs du pérou ont disparu quelque part à la Paz et j ai de ce fait été un peu plus bavarde que je l'aurais souhaité......... 
 
     
 
 
 
 
    
     
Par plume de lune - Publié dans : plumedelune2
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Mardi 26 août 2008
L'Argentine est un drôle de pays. Déjà, sa superficie énorme, équivalente à 5 fois la France. 3700 km du nord au sud, et seulement 39 millions d'habitants, dont 12 vivent à Buenos Aires et sa couronne. 


 Une palette de paysages, de particularismes régionaux, de populations, de climat. Son histoire, la conquista, les guerres d'indépendance, l'immigration massive, la dictature....y a gravé des empreintes différentes selon les régions.
 Cette histoire, elle est récente, c'est un pays neuf. Les premiers habitants, les indiens, n'y sont arrivés qu'en 10 000 av J.C. Lorsque les espagnols arrivent au début du XVI ème siècle, ils ne découvrent que des tribus de nomades, chasseurs, cueilleurs. L'indépendance du pays n'a été proclamée qu'en 1816 et Buenos Aires n'est capitale de l'Argentine que depuis 1862.
 
Buenos Aires, quels rêves ne génère t'elle pas cette ville mythique aux multiples visages, qui se démarque complètement du reste de l'Argentine. La bonne blague qui se raconte dans le pays : Les mexicains descendent des aztèques, les péruviens des incas...et les argentins? ils descendent des bateaux...!! illustre assez bien l'origine européenne des argentins, notamment des portenos ( habitants de Buenos Aires).

 La fin du XIX ème tente d'absorber une immigration européenne ( dont 50% d' italiens ) qui atteignait jusqu'à 40 000 entrées par an. Du coup la ville est trés européenne. Et les portenos s'en réclament de cette europe à laquelle ils ont tant voulu ressembler. De cette époque révolue qui suscite peut être la nostalgie de cette Argentine qui a fait rêver l'Europe, il en reste quelques traces

Aujourd'hui, c'est  dans la capitale fédérale, comme ils disent ,qu' est centrée une grande partie de la vie économique ( elle concentre 75% de la richesse), politique et culturelle. Tiens, une autre blague...  " Dieu est partout, mais reçoit seulement à Buenos Aires" ..... La ville, énorme capitale, se découpe en quartiers bien distincts. Le Microcentro, quartier financier et des affaires, arbore ses gratte-ciel , ses commerces et ses coupoles.

 

 Puerto Madéro, ses anciens entrepôts en brique reconvertis aujourd'hui en restaurants.
 
L'avenue du 9 juillet, l'avenue la plus large du monde et son obélisque, voient passer autant de véhicules et d'oxyde de carbone que le bon Dieu peut en bénir grâce à ses voies de circulation qui vont parfois jusqu'à 16.

et de la pub.....  
Le quartier Congreso,  qui témoigne d'une fin de XIX ème S et du début du XX placés sous les auspices d'une nation riche et cultivée avec la construction de bâtiments énormes et plantureux  dont le fameux teatro Colon, malheureusement fermé pour travaux pour 2 ans, qui parait il, a été construit en France et expédié en pièces détachées jusqu'à Buenos Aires où elles ont été assemblées, le palais de justice et le congrés.


La plaza Mayo, qui fut le premier lieu construit à Buelos Aires garde la trace d'une époque coloniale.
Elle disparait parfois sous un voile de brouillard
 
Mais surtout, elle est marquée par la vie politique, sans doute par la présence de la casa rosada ( palais présidentiel). 
Elle a vécu les grands moments historiques de la ville, les grands rassemblements du régime péronniste entre autres. C'est ici que se regroupent chaque jeudi, les mères de la place de mai qui réclament la vérité sur les disparus de la guerre sale, 

et c'est encore là que se déroule aujourd'hui les manifestations.
 
Vous avez vu les banderoles? Ca ne vous surprend pas ?
Nous, quand on est arrivé, on n'a rien compris. Péron, pour nous c'est "le méchant". Comment aujourd'hui se réclamer du péronisme? comment encore idôlatrer Evita? Pas si simple. En fait pour les argentins, la dictature, c'est la dernière, celle de Vidéla, l'époque de la guerre sale, des 30 000 disparitions sur lesquelles les mères de mai réclament  la vérité. Les Péron ? oui, c'étaient des dictateurs, mais ils ont beaucoup fait pour le pays, pour le social: autoriser les syndicats, étendre les droits politiques aux ouvriers, accés à tous à l'enseignement universitaire, droit de vote aux femmes, services de trains et bus médicaux qui sillonnaient le pays ......alors depuis 20 ans, la plupart des partis politiques se disent péronistes, s'inspirant du bon côté du régime bien sur....
 
Du coup, on comprend mieux le culte voué à Evita, dont le vatican a reçu pléthore de demandes de béatification...!!!!! mais faut peut être pas éxagéré, quand même!!! 
 
Les autres sur la banderole, c'est le Ché, bien sur, il est partout en Argentine,

et l'autre c'est Tupac Amaru II, péruvien et métis ( son père était indien). Il incarne la lutte pour l'indépendance, puisqu"il s'est battu contre les espagnols  et est devenu un emblème pour les populations aborigènes 
 
 
La politique en Argentine est un peu compliquée. C'est une femme qui est aujourd'hui au pouvoir, Cristina Fernandez Kirchner, qui a succédé à son mari, Nestor Kirchner. Comme ça c'est une affaire qui reste en famille!!!  En fait, il n'y a que 20 ans que s'est terminée la dernière dictature ( la plus terrible) . Ensuite a eu lieu la guerre des Malouines qui a profondemment marqué le pays, ( Ci-dessous un des nombreux témoignages de la guerre. Les Malouines aux anglais, c'est toujours pas digéré)

puis est arrivé le gouvernement Ménem qui a duré 10 ans et s'est avéré desastreux.
Depuis les dirigeants essaient de sauver l'économie du pays. C'est pas simple...Il faut ajouter l'influence des propriétaires d' estancias (grands domaines d'élevage) et d' haciendas (grands domaines agricoles) qui détiennent depuis trés longtemps une grosse partie du pouvoir économique ...financier...et politique. Ca paye la viande et le vin en Argentine.

 Ils ne sont pas nombreux et se partagent la pampa argentine qui recouvre la grosse majorité du pays. Lorsque nous sommes arrivés en Argentine un bras de fer entre eux et le gouvernement Kirchner était en train de se jouer. Il a commencé en mars et même si la situation s'est un peu calmé, ce n'est pas fini. Cristina, qui voulait toucher à leurs finances y a laissé des plumes.  Enfin, il faut également ajouté une grosse population pauvre qui vit dans les taudis des "villas"de la couronne de Buenos Aires et à l'intérieur du pays.
 
 
Mais revenons à nos boeufs( désolés mais ici il y a plus de boeufs que de moutons. Les moutons, ils sont en Patagonie!)
 
Buenos Aires, c'est aussi le quartier populaire de La Boca où vivaient les immigrés.espagnols et italiens au XIX ème S. Ils trouvaient ici du travail dans l'industrie économique la plus importante d'Argentine: la viande puisqu'il y avait là un port trés actif. Ils vivaient dans des maisons en tôle, qui,un jour, sur l'initiative d'un homme du quartier,Quinquela Martin, furent peintes avec les peintures que chaque habitant trouvait, d'où un échantillonage de  couleurs vives qui font le charme de ce quartier devenu trés touristique
 

Et là il y a même des sirènes et des lamas...


C'est dans les. quartiers populaires comme celui-ci, là où la population était essentiellement masculine qu'est né le tango.

 Issue des rythmes africains, espagnols et européens, cette danse, sensuelle  s'inspire de la force virile, du désir sexuel et de la nostalgie du pays quitté et du rêve déchu d'une nouvelle vie. Le tango se danse  alors dans les bouges,
souvent entres hommes et demeure boudé de la société argentine jusqu'à ce qu'il acquière ses lettres de noblesse en Europe...!!! Peu à peu, l'arrivée d'Allemagne du bandonéon, l'ajout du piano, la voix de Carlos Gardel (autre idole partout présent), la musique de Piazzola va enrichir cet emblème de Buenos Aires.

Même si l'église interdit le tango en 1929 et que Carlos Gardel meure en 1935, le tango est encore partout présent à Buenos Aires. comme ici à San Telmo.

 
Buenos Aires c'est aussi la Recoleta et son cimetière délirant.

Mais de quel orgueil souffrent donc les hommes!!! Ont ils lu cet écrit d'Ernesto Sabado " L'homme du tango est un être profond qui médite sur le passage du temps et sur ce que, finalement, ce passage nous apporte: la mort inexorable....."?
 
Le caveau d'Evita Péron est le plus visité, il y a un attroupement perpétuel devant.
 
Mais Buenos Aires, c'est aussi le foot, religion nationale, Maradona est un Dieu. Les enfants sont parfois inscrits dans les clubs avant leur naissance et attention ...une autre petite phrase" on peut changer de religion, de parti politique, de profession ou d'épouse, mais jamais de couleur de maillot..."c'est aussi, les asados, grillades de viande dont on se fait une orgie. La viande est délicieuse et coûte moins cher que les légumes, c'est la gentillesse et la chaleur des portenos même si  le reste de l'Argentine les considère comme hautains et regardant du haut de leurs racines européennes, les autres latino américains, et c'est bien d' autres choses encore.


 Buenos Aires, il faudrait des mois et des années pour partager son âme  mais déjà on succombe à son charme. Ce qui nous empêche pas, à chaque fois que l'on revient de Buenos Aires, d'apprécier la quiètude de Tigre.... 

 
Par plume de lune - Publié dans : plumedelune2
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Vendredi 22 août 2008
La bouteille de champagne Chandon argentin est au frais, les gros steaks de boeufs attendent d'être grillés. La cabine arrière est dégagée( on a mis nos affaires chez le voisin d'a côté!!!), il n'y a pas de brouillard aujourd'hui....l'avion de Clément va pouvoir atterrir sans problème. Je n'ai pas vu mon gamin depuis 1 an et c'est un vrai bonheur de le voir se détacher des autres voyageurs et de le serrer contre mon coeur.


Pendant une semaine, on lui fait découvrir tant Tigre que Buenos Aires. Puis c'est au tour de Marie d'arriver.
Aprés de trés courts conciliabules, on décide de partir dés le lendemain pour partir découvrir le nord ouest argentin (le NOA). Vu qu'il y a 20 heures de bus, Marie aura le temps de se reposer dans le car.
 
Le NOA est la région d'Argentine qui tout au nord jouxte la Bolivie et à l'ouest partage les Andes avec le Chili.

 
L'histoire précolombienne y est riche et la culture inca se mêle dans les nombreux musées archéologiques aux nombreuses et plus anciennes ethnies Calchaquis, Omaguacas, Atacamas etc...

.Au musée de Salta, la présence de momies d'enfants sacrifiés par les incas retrouvés en 99 à plus de 5000 mètres d'altitude dans une excavation du volcan Lhullaillaco, prés de Salta remue les tripes.... c'est pas si vieux tout ça. On est loin de Buenos Aires et de sa population européenne..... ici on est chez les indiens.
 

C'est dans le nord ouest que les espagnols ont installé leurs premières colonies du fait de la présence proche de mines d'argent à Potosi en Bolivie. Malgré les noms d'Argentine donné à ce pays et celui de Rio de la plata ( plata veut dire argent en castillano) à l'estuaire de Buenos Aires , les espagnols n'ont pas trouvé plus d'argent dans les sous sols argentins que de beurre en branche.... Salta et sa région gardent la trace de la colonisation dans les bâtiments de cette époque qu'elle a su préserver.


 
La région est également réputée pour ses magnifiques paysages: les quebradas, vallées fluviales  profondément creusées, des roches aux couleurs surprenantes qui s'harmonisent aux reliefs sculptés par les éléments.

 
Et puis aprés la grisaille Buenos Aires on découvre un ciel bleu étonnant, un bleu qui pète et un soleil qui dégage une chaleur d'été.Ca, c'est la bonne surprise, l'été en hiver.

 
Aprés 2 jours passés à salta,




 et une bonne nuit en auberge de jeunesse, nous louons une voiture pour faire la partie sud de la ville jusqu'à Cafayate et découvrir les vallées calchaquies....des merveilles...
 

parfois on se croit sur la lune

 

parfois à l'intérieur d'un tableau
 
parfois prés de temples ou chateaux en ruine
 

parfois dans les Andes .....ah mais on y est! !!!!
 
parfois on hallucine....

 
parfois on se croirait presque en France...

On traverse des petits villages, certains isolés, d'autres se résumant à une maison 
 

des plafonds et objets divers en bois de cactus

Et puis tout simplement des paysages


De retour à Salta,
on prépare cette fois le périple de la partie nord, en bus cette fois.

 
certains  voyagent bien équipés, le maté bien en main

On va jusqu'à San Salvador de Jujuy

que nous avons beaucoup aimé à cause de son ambiance et de son côté authentique même si cette petite ville est moins jolie que Salta. La ville est trés animée, le soir tout le monde est dans la rue.
 Il y a plein de marchés, plein de marchands en plein air,

plein de buibuis  et autres restaus sympas

et puis on commence à voir le changement de faciès. On commence à se sentir chez les indiens. On va y passer 2 jours en se promettant d'y repasser au retour. 
 
De Jujuy démarre la quebrada de Humahuaca, classée au patrimoine de l'humanité jalonnée de sites magnifiques 

 Départ pour Purmamarca ( 2192 m) et sa montagne aux 7 couleurs.
 C'est un joli village qui respire la quiétude malgré les nombreux touristes qui l'envahissent.Ici les visages et les tenues vestimentaires nous depaysent totalement.
 
On va dans une petite pension peu connue des touristes où un petit patio donnant sur la montagne nous enchante.
repos
 Puis ballade dans l'arc en ciel...
 
En compagnie de Ramon rios nous partons visiter las salinas grandes. Une route en lacets nous mène jusqu'à un col à 4170 m puis redescend sur les salines qui ne sont plus qu'à 3200 m.
impressionnant ce desert blanc immense entouré de montagnes.

 

On redescend. Un troupeau de vigognes

puis retour à Purmamarca.

 On traverse une ferme. La terre est travaillée à l'ancienne. pas de tracteurs....

On va visiter le cimetière. Un peu différent de la Ricoleta quand même, mais  si certains n'ont pas de pierres tombales, il y a quand même quelques caveaux.
   
 
Le lendemain, le bus nous emmène jusqu' à Tilcara ( 2461 m) . Les enfants nous dégottent une petite auberge avec terrasse. On va y faire de chouettes rencontres.
On va se faire quelques randonnées dans les terres aborigènes.
Ben oui, c'est bien de la glace.... 
 
Puis on se dirige sur Humahuaca ( 2936 m) où nous ne restons qu'une heure puisque nous prenons un bus pour le petit village d'Iruya. Humahuaca est une ville surprenante par l'architecture de ces bâtiments.
 

L'ambiance y est trés touristique  mais trés baba cool
Des gamines jouent de la musique

; Patrick y achète des feuilles de coca....Obligés, vous avez remarqué que petit à petit...on monte en altitude.
Quant à moi, je resiste à une vendeuse de chapeaux, je pense que vous avez remarqué que j'en avais déjà un trés joli...même que desfois y en a qui me le pique....
 
A 18 heures nous prenons le car pour Iruya, 3 heures de route. Le car est beaucoup plus petit que les cars habituels, on se demande bien pourquoi. Les bagages sont chargés sur le toit. On quitte rapidement la route pour s'engager sur une piste. On est sur les plateaux de la puna, l'altiplano et c'est la première fois qu'on se sent vraiment dans les andes. La nuit commence à tomber. De temps en temps, le car s'arrête. Au milieu de nul part . Des gens montent ou descendent, toujours au milieu de rien. Combien de km vont elles faire ces femmes accompagnées de leurs enfants, descendus en plein desert, au soleil couchant.
Cette fois, la nuit est tombée. Le car commence à monter, la piste est étroite, d'un côté la montagne, de l'autre le précipice. Et puis aprés un col à plus de 4000 m, le car entame la descente dans les épingles à cheveux. On est à l'avant du car et une épingle sur deux, on surplombe le vide. C'est l'angoisse. On commence à comprendre pourquoi le car est plus petit !!!!! On dit que le temps passe vite, mais là au bout d'1 heure, on est vachement content d'arriver !!!!
 
On est à Iruya ( 2730 m), la propriétaire de la pension nous attend à la descente du car et on entame à pied et sacs à dos une montée infernale jusqu'à l'auberge.
 
Ce n'est que le lendemain, au réveil que l'on découvre le village d'Iruya

et les montagnes colorées qui l'enserre. C'est magnifique. On découvre aussi la rue qu'on a emprunté la veille...et on plaint les mèmés du coin ...!!! c'est plutôt un bled pour les ânes.

 
Balades dans le coin
 
Dans les projets de départ, on devait s'arrêter là mais le temps merveilleux ( on n'a pas vu de nuages depuis notre arrivée ) et la magie des lieux ne nous incitent pas à redescendre sur B.A.
Du coup, on décide d'aller jusqu'à la frontière Bolivienne, à la Quiaca. ( 3442 m ) La route est superbe, toujours des montagnes colorées aux formes particulières. Et plein de troupeaux de lamas. Que de pensées pour le capitaine Haddock !!!! 


C'est le dépaysement complet. A la Quiaca, ville frontière, on se sent déjà en Bolivie: les boliviennes et leurs tenues incroyables, la misère qui annonce celle de Bolivie.
 
Patrick et moi decidons d'aller passer une journée en bolivie. A la frontière, des quantités de personnes traversent la frontière en courant, chargés comme des mulets. Ce sont des hommes, mais aussi des femmes et des enfants. Ils sont payés un salaire de misère pour décharger les camions argentins et amener la marchandise en Bolivie. Comme ils courent, on se dit qu'ils doivent être payés à la marchandise transportée. Ca nous fait mal au coeur. Encore une fois, on est loin de Buenos Aires...

La ville de Villazon est trés commercante, plus attachante que la Quiaca.

Et alors pour le coup, le dépaysement est total.
Les journées sont trés chaudes, quant aux nuits.....on est descendu à -7 et sans chauffage..ça, y connaissent pas.... mais ils ont d'excellentes couvertures.....
 Petit dejeuner à -7, un plaisir!!!
 
Retour en Argentine, à Yavi où nous attendent les amoureux.
Une camionnette nous y amène , la tête touchant le plafond, les pieds dans les bicyclettes, nos sacs à dos sur les genoux,  et  16 km plus tard, on déplie nos carcasses à Yavi petit village paumé de chez paumé mais super tranquille. On a presque envie d'y poser ses bagages.

Clément et Marie y ont déjà pris leurs marques et semblent être tombés sous le charme de ce village.Ils y ont fait quelques découvertes
 
Petite auberge avec cheminée où nous allons le soir nous serrer autour du feu, avec notre verre de vin argentin et nos cartes ( à jouer!!) 



Le lendemain il y a procession, Pour sa fête, les habitants de Yavi sortent San Santiago, le sosie à Clem.

Plusieurs familles sortent leurs vierges et leurs saints, défilent en musique.

La coutume veut que les habitants séparent les pattes arrières des moutons ou des chèvres en leur assénant de fortes secousses, et à chaque fois, une patte pour San Santiago ...!!!
On est invités à manger avec les habitants , tous réunis dans la maison d'une des familles. On partage leur repas. On ne sait pas trop ce qu'on mange, Marie a du mal à avaler un grand morceau d'intestin qui flotte dans sa soupe aux abats  !!! mais respect et politesse oblige, elle va l'avaler ce machin tout blanc...!! Pour digèrer, le curé nous fait apporter des feuilles de coca et nous montre comment on se fait la boule dans la joue. Incroyable ce curé!!!
 
Voilà, les vacances se terminent,

Marie repart bientôt et il est temps de repartir sur Buenos Aires. On repasse par Jujuy et de là, 22 heures de car pour rejoindre la capitale. 
 
On en a plein les yeux, c'était presque trop de bonheur. Maintenant on a hâte de repartir.....
 
 
 
  
 
 
 
 
 
Par plume de lune - Publié dans : plumedelune2
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Jeudi 12 juin 2008
Fin mars, nous quittons le Corcovado, le pain de sucre, les cariocas, nous entamons notre descente vers le sud sous les nuages et la pluie, sans vent. Le moral n'est pas au beau fixe: On a aussi quitté les copains,



et on se dit  "y'en a marre de toujours quitter."....q
uatre jours plus loin, nous arrivons sous le soleil à l'île de Santa catarina. On nous a donné l'adresse d'un couple de français, anciens voileux qui se sont installés au fond d'une petite baie et qui nous attendent.



 Devant le sourire d'Alain et le rire de Fabienne, devant un verre de caïpirinha, le moral revient, on quitte, on rencontre, on retrouve, c'est notre vie et on a choisit. Internet permet de garder le contact, et on sait qu'au détour d'un cap.....on se retrouve un jour....,  alors on relève la tête, et c'est reparti.  
Le lendemain, c'est Michou et Anton qui arrivent , ils descendent aussi sur l'argentine. le courant passe, on fera un bout de chemin ensemble. En attendant  on va se faire de belles fêtes.

 
 
Les huitres et les crevettes sont de sortie,



Nous aussi....., à la campagne et à la ville



 







Mais faut encore qu'on s'en aille. L'hiver n'est pas loin et il ne faut pas qu'on traîne. On y va, il nous faut passer sous les ponts de Florianapolis,


on a mesuré notre hauteur, normalement ça passe, mais quelle angoisse quand on en approche. Je hurle"ça passe pas", le capitaine est attentif mais pas inquiet, je tremble de partout et lui il rigole......

Bon cette fois c'est reparti


jusqu'à Rio Grande do Sul. Gros coup de vent du sud, on est content d'arriver.
 
Bientôt nous sommes 3 bateaux français au ponton, on y mène presque une vie de famille !!!!



Rio Grande do Sul c'est une ville, une ville trés agréable où il fait bon se promener,







c'est aussi le nom de la région, la région du Brésil la plus au sud qui va marquer la frontière avec l'Uruguay. Ici c'est une immense lagune, c'est Porto Allègre, ce sont des parcs avec canyons, de curieuses villes rappelant l'Allemagne, la Suisse. ....et des pingoins.



Avec l'arrivée de Sylvia et Francis, nait l'idée d'aller se faire un petit périple à l'intérieur des terres pour découvrir tout ça. Michou et Anton continuent vers le sud, nous on charge les sacs à dos et à 
vos marques c'est le départ


pas pour Joinville mais pour Porto Allègre

 
Une demi journée de visite



 

et on décide de partir dés le lendemain matin pour Cambara do sul, à la porte des parcs.


 Décision prise par le temps qui va se gâter ( on ne perd plus le réflexe météo des marins!!)
et par le sentiment d'insécurité qu'on a ressenti pour la première fois depuis notre arrivée au Brésil. Le centre de Porto Allègre ne respire pas la richesse et on sent le regard "jaugeant "de plusieurs personnes qui évoluent bizarrement autour de nous. On change vite de quartier. Le soir on doit rencontrer un brésilien qui lui réside dans un des beaux quartiers de la ville où les vitrines étalent un luxe difficile à imaginer. Le lendemain on lit dans une revue que Porto allègre est investit par une trentaine de gangs qui se partagent la ville..... on n'est pas étonné, c'est bien ce que nous avions pressenti.
 
En attendant notre car traverse une région verdoyante et boisée. L'économie principale ici découle de l'élevage et de l'industrie du bois.


 C'est le pays des gauchos.

 
 Ils vivent dans la pampa dont la qualité du sol permet l'élevage de bovins. Ils conservent leurs traditions et arborent une tenue vestimentaire particulière, pantalons larges finissant dans de belles bottes en cuir, chapeau en cuir, et se déplacent à cheval, même à la ville.


 
On se croirait dans un autre monde; On traverse des villages qui semble dater d'un autre temps. Les maisons sont en bois, certaines peintes de couleurs vives, 







Dans les jardins , les enfants s'exercent déjà au lancer de lasso en essayant d'entourer la corne d'un représentant bovin ...en bois.



Les chevaux passent, de vieilles guimbardes aussi, des vieux guettent derrière leurs fenêtres et de leurs sourires édentés nous disent  qu'ils sont contents de voir des étrangers et qu'il faut revenir les voir. C'est touchant.


 
On sent toutefois l'effet de la consiguinité, de la cachaça que les hommes avalent comme on avale un verre d'eau et de la bière.
 
Ceci étant, on n'a pas toujours l'air malin non plus!!!


 
Arrivés à Cambara do sul, on monte les guitounes dans un petit camping. Le soir, le froid tombant, nous allons nous réchauffer dans un  bar restaurant qui se trouve prés du camping; Là c'est un spectacle bien surprenant qui nous attend. Le patron porte un chapeau bavarois sur la tête, la patronne est blonde aux yeux bleus, et la musique , typiquement bavaroise, bapoum bapoum . Un peu plus tard, ils projettent sur grand écran, un spectacle musical mettant en scène les personnages de Hans et Gretel......mais où sommes nous tombés!!!!!


 
Au Brésil, pas d'erreur; Au XIXème siècle, une grosse communauté d'italiens et d'allemands sont arrivés au sud Brésil. Le nord est africain, le sud est trés européen. Noéllie, la patronne du restaurant est d'origine allemande. Sa famille est arrivée 150 ans plus tôt et elle n'a jamais mis les pieds en Europe mais la culture bavaroise est totalement ancrée dans leur vie et ils rêvent de se rendre à Munich.
 
Quand, plus tard, on arrive à Canela et Gramado, c'est le pompon....des chalets en bois comme en Suisse.




Et on y mange des fondues au fromage......délicieuses. Rien à envier aux savoyards!!!


 Chaque année, à Gramado se déroule le festival du cinéma  brésileiro et latino et accueille la jet set.



 La ville est kitch à souhait, On se croirait dans le monde de Disney .D'ailleurs, les princesses attendent leurs princes......



......qui sans doute choisissent les plus belles fleurs à leur offrir.


Ici, ça respire le luxe et l'argent à gogo et quand on pense que 80% de la population brésilienne vit dans la misère, ça nous révolte un peu.

 
 
On préfère se promener dans la nature,

visiter la plus belle forêt d'araucarias du pays,


 
 se donner le vertige au bord des canyons et s'assourdir du bruit de l'eau que les cascades projettent au fond.

 








Voir de magnifiques papillons,

 
et des singes, des vrais, qui petit à petit par curiosité descendent de branches en branches, tout en restant toujours un peu cachés. Ils sont assez nombreux et à leur approche ...sus à la remontée, courageux mais pas téméraires, on prend la poudre d'escampette......


Il y a maintenant 8 jours que nous sommes partis, nous sommes sur le chemin du retour; On a eu beaucoup de pluie, la température a bien baissée, il est temps de larguer les amarres et de filer  vers l'Uruguay;
 
Mais il va nous falloir attendre encore 15 jours avant que le temps nous permette de partir. Enfin, on quitte le ponton du musée océanographique où nous avons été bichonnés par son adorable directeur, homme cultivé, investit dans nombre d'actions d'aide auprés d'enfants en difficulté, nous mijotant de bons petits plats dans sa belle cuisine.


 Arrivée à Piriapolis, Uruguay. Cette ville respire la sérénité.






On s'y sent trés bien. On répare la pompe à eau du moteur et de nouveau on attend la  prochaine fenêtre météo. On va découvrir un peu la ville. Piria qui est son fondateur cherchait un site avec de bonnes ondes telluriques et voilà comment est née la ville; Pas étonnant qu'on s'y sente si bien. Patrick est en admiration devant les véhicules splendides d'un autre temps,qui sont nombreux en uruguay.


 En plus il y a de délicieuses glaces au Dulce de leche  qui est l'équivalent de notre confiture de lait. C'est la spécialité du pays, aprés le maté bien sûr. .... tous les uruguayens se promènent avec une thermos dans un bras et un récipient en bois de calebasse recouvert de cuir, le maté, dans lequel ils mettent  la yerba ( une herbe qui s'apparente un peu au thé, sauf que ce n'est pas du thé!!) dans l'autre. Ils versent l'eau chaude de la thermos régulièrement sur l'herbe et boivent à l'aide d'une "cuillère paille " fabriquée en métal souvent travaillé. Qu'ils soient jeunes ou vieux, sur leur lieu de travail ou dans la rue, ils ont tous  cet attirail avec eux, c'est hallucinant...




En Argentine, le maté est aussi de mise mais les argentins sont un peu plus discrets ... 
 
Moi j'ai goûté....


ça m'a mis dans un drôle d'état...!!!!!!

 
Aprés Piriapolis, Montévidéo, la capitale, trés belle ville, qui à l'origine fut construite en cuir....


 






Il y a même un world trade center avec ses 2 tours jumelles!!!!


 
J'essaie de trouver un vélo pour mes déplacements.....



Quant à Patrick, il se régale d'une parilla, grillades de viande, boudin, saucisses, tripes..... c'est délicieux.


 Ca se voit, il a l'air trés heureux, n'est ce pas?


 
A partir de là commence le Rio de la Plata, estuaire le plus long du monde avec presque 400 km.


Ce qui fait son étrangeté, c'est tout d'abord sa couleur marron,


 
 ensuite le manque de profondeur puisqu'on a en moyenne de 3 à 5 mètres d'eau seulement,pour descendre encore à moins d'un métre du côté de Buenos Aires et du rio Lujan où nous sommes arrivés avec le trouillomètre à zéro, et les dérives rentrées....C'est aussi les quelques 2000 épaves qui jonchent l'estuaire et qui constituent des obstacles puisque le manque de profondeur les laissent à fleur d'eau. Mais certaines dépassent, et à leur vue, on se  croirait dans un cimetière marin. 



Les cargos, de ce fait, suivent des chenaux dragués régulièrement. Mais il suffit d'un coup de pampéro ou de carpintero pour en envoyer quelques uns au tapis.
 
Sur ce bout de carte ( partie entre Colonia et Buenos Aires ), toute les balises noires représentent des épaves.....Ca le fait quand même!!!

 
Fuyant le mauvais temps, nous faisons une dernière étape non prévue à Colonia del Sacramento, petite ville ancienne  et superbe où nous avons flâné une journée





avant d'entamer la dernière étape jusqu'à Tigre, Argentine, à une trentaine de kilomètres de Buenos Aires.


 
La région est parcourue de canaux


 
où le sport local est de ramer à bord de botés, petites embarcations de bois.



 
On y retrouve pour quelques jours Michou, Anton, Sylvia et Francis mais ils nous abandonnent bien vite pour aller se réchauffer quelques mois au soleil de France.
 
Une nouvelle vie nous attend ici. Bien qu'il y ait une grosse crise économique en Argentine, que le pays soit en proie aux mouvements de grèves et de blocus, nous nous y sentons bien. Nous allons maintenant partir à sa découverte, le temps de prendre quelques repères, d'améliorer notre espagnol et de préparer au mieux nos escapades à l'intérieur des terres. 
 
 
 
     
 
  
 
 
Par plume de lune - Publié dans : plumedelune2
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Samedi 29 mars 2008
Janvier 2008. L'année commence sous le signe du changement. Nous allons passer du pagne au string, de l'Afrique au Brésil.
Patrick sort les cartes de navigation et prépare la route.



Eviter les zones trop larges du pot au noir tout en allant assez au sud pour ne pas atterrir à Recife mais le plus bas possible.C'est presque un défi : nous ferons cap au 210°.........
 
Pendant ce temps, je teste mes talents de couturière en fabriquant de façon trés artisanale le pavillon brésilien.


 
Nous allons faire le dernier avitaillement et bouteilles d'eau et conserves viennent alourdir le bord au grand dam du capitaine.



 


Nous achetons 10 kilos de bananes vertes ....qui murissent en 2 jours !!!! Ciel, que faire sinon les faire sécher. Elles vont se rajouter aux guirlandes de viande qui, aprés savante macération au soja ,pendouillent pour séchage à l'arrière du bateau,



 au pain  "biscotte" qui fera l' affaire les jours où la houle m' ôtera tout courage d'en faire du frais et qui pour l' instant prend les rayons du soleil sur le pont.


 
On quitte les copains, dernières bouffes, derniers échanges, derniers bisous. Mais surtout on se dit qu'on se retrouvera sur d'autres eaux, un jour ..... 
 
Reste à faire une dernière toilette à Plume de Lune qui raffole tellement des coquillages qu'il nous en stocke des quantités sur la coque. Nous allons donc l'échouer sur la plage et aprés grattage, on lui passe une belle couche d'antifouling.



Il est beau, il est propre, on espère surtout qu'il sera rapide et qu'il pourfendra les eaux tel un aigle des mers.
 
En attendant, on s'est planté dans le calcul des marées et on se retrouve coinçé sur la plage pour 5 jours malgré l'aide du village de Ehidj et des copains ...... !!!!!


 
Et le samedi 26 janvier, on laisse derrière nous la Casamance et un peu de nous même, pour partir sous de nouveaux cieux.


 
Que dire de la transat, hormis que le grand absent fut le vent et qu'on a du cultiver la patience puisqu'il n'était pas question d'utiliser le moteur. Un peu avant la ligne de l'équateur, Eole a eu pitié de nous et nous a soufflé le vent nécessaire à une bonne avancée dans les conditions idéales. Ensuite, de nouveau des vents changeants, des pétoles mais pas de gros coups de vent.
 
De beaux ciels au crépuscule



 quelques visites

 
Le lundi 25 février, des formes sombres commencent à se détacher des nuages....TERRE, TERRE EN VUE.


Le Brésil est là, on est à quelques milles de Rio de Janeiro. Le coeur bat un peu plus que la normale, c'est un peu magique de se dire qu'on va entrer dans la baie de Rio




et que de nos yeux, nous allons voir le pain de sucre,


 le Corcovado, les plages si chantées de Copacabana et d'Ipanéma .


 

Pour le Corcovado.... tintin. On a beau étirer le cou dans tous les sens et se dire qu'il est forcément quelque part par là, pas de Christ en vue. 3 jours, il va nous faire attendre avant de nous apparaître, avant de daigner sortir de ses nuages.



photo garantie sans trucage


 
On ne va pas rester assez longtemps pour se faire une idée juste de cette ville. Juste que c'est une ville de contraste étonnant.Les immeubles modernes et les bâtiments anciens se complètent, sans jamais heurter le regard



 
 Les favellas et les constructions coûteuses se cotoient parfois à quelques mètres,



 


La pauvreté extrême et la richesse se croisent partout dans la ville. Mais c'est une ville agréable où nous ne sentons pas l'insécurité. Bien sur, il est hors de question d'entrer dans une favella ou de se promener la nuit. Mais dans la journée nous flânons au gré des montées et des descentes impressionnantes de la ville. 



 




Et puis 2 découvertes de taille: la gentillesse des brésiliens qui va chaque jour nous étonner et le mythe des belles brésiliennes qui n'est qu'un mythe. Je souffle de soulagement mais mon capitaine est trés déçu!!!!!
 
Vamos a la praïa, a Copacabana ....même là, pas de beautés brésiliennes. Mais la plage est belle, immense et nous avons plaisir à plonger nos pieds dans le sable brûlant,



à arpenter la promenade qui affiche ses plus belles boutiques de luxe. On reprend le bus pour rentrer et retrouvons le peuple des favellas. Oui c'est un pays de contraste et de différence.
 
Aprés 3 semaines, on se dit qu'il est temps de descendre sur Buenos Aires avant que l'hiver ne s'installe. 



 
Tchau Rio 
 
 
 
 
 
 
  
 
Par plume de lune - Publié dans : plumedelune2
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