Samedi 29 mars 2008
Janvier 2008. L'année commence sous le signe du changement. Nous allons passer du pagne au string, de l'Afrique au Brésil.
Patrick sort les cartes de navigation et prépare la route.



Eviter les zones trop larges du pot au noir tout en allant assez au sud pour ne pas atterrir à Recife mais le plus bas possible.C'est presque un défi : nous ferons cap au 210°.........
 
Pendant ce temps, je teste mes talents de couturière en fabriquant de façon trés artisanale le pavillon brésilien.


 
Nous allons faire le dernier avitaillement et bouteilles d'eau et conserves viennent alourdir le bord au grand dam du capitaine.



 


Nous achetons 10 kilos de bananes vertes ....qui murissent en 2 jours !!!! Ciel, que faire sinon les faire sécher. Elles vont se rajouter aux guirlandes de viande qui, aprés savante macération au soja ,pendouillent pour séchage à l'arrière du bateau,



 au pain  "biscotte" qui fera l' affaire les jours où la houle m' ôtera tout courage d'en faire du frais et qui pour l' instant prend les rayons du soleil sur le pont.


 
On quitte les copains, dernières bouffes, derniers échanges, derniers bisous. Mais surtout on se dit qu'on se retrouvera sur d'autres eaux, un jour ..... 
 
Reste à faire une dernière toilette à Plume de Lune qui raffole tellement des coquillages qu'il nous en stocke des quantités sur la coque. Nous allons donc l'échouer sur la plage et aprés grattage, on lui passe une belle couche d'antifouling.



Il est beau, il est propre, on espère surtout qu'il sera rapide et qu'il pourfendra les eaux tel un aigle des mers.
 
En attendant, on s'est planté dans le calcul des marées et on se retrouve coinçé sur la plage pour 5 jours malgré l'aide du village de Ehidj et des copains ...... !!!!!


 
Et le samedi 26 janvier, on laisse derrière nous la Casamance et un peu de nous même, pour partir sous de nouveaux cieux.


 
Que dire de la transat, hormis que le grand absent fut le vent et qu'on a du cultiver la patience puisqu'il n'était pas question d'utiliser le moteur. Un peu avant la ligne de l'équateur, Eole a eu pitié de nous et nous a soufflé le vent nécessaire à une bonne avancée dans les conditions idéales. Ensuite, de nouveau des vents changeants, des pétoles mais pas de gros coups de vent.
 
De beaux ciels au crépuscule



 quelques visites

 
Le lundi 25 février, des formes sombres commencent à se détacher des nuages....TERRE, TERRE EN VUE.


Le Brésil est là, on est à quelques milles de Rio de Janeiro. Le coeur bat un peu plus que la normale, c'est un peu magique de se dire qu'on va entrer dans la baie de Rio




et que de nos yeux, nous allons voir le pain de sucre,


 le Corcovado, les plages si chantées de Copacabana et d'Ipanéma .


 

Pour le Corcovado.... tintin. On a beau étirer le cou dans tous les sens et se dire qu'il est forcément quelque part par là, pas de Christ en vue. 3 jours, il va nous faire attendre avant de nous apparaître, avant de daigner sortir de ses nuages.



photo garantie sans trucage


 
On ne va pas rester assez longtemps pour se faire une idée juste de cette ville. Juste que c'est une ville de contraste étonnant.Les immeubles modernes et les bâtiments anciens se complètent, sans jamais heurter le regard



 
 Les favellas et les constructions coûteuses se cotoient parfois à quelques mètres,



 


La pauvreté extrême et la richesse se croisent partout dans la ville. Mais c'est une ville agréable où nous ne sentons pas l'insécurité. Bien sur, il est hors de question d'entrer dans une favella ou de se promener la nuit. Mais dans la journée nous flânons au gré des montées et des descentes impressionnantes de la ville. 



 




Et puis 2 découvertes de taille: la gentillesse des brésiliens qui va chaque jour nous étonner et le mythe des belles brésiliennes qui n'est qu'un mythe. Je souffle de soulagement mais mon capitaine est trés déçu!!!!!
 
Vamos a la praïa, a Copacabana ....même là, pas de beautés brésiliennes. Mais la plage est belle, immense et nous avons plaisir à plonger nos pieds dans le sable brûlant,



à arpenter la promenade qui affiche ses plus belles boutiques de luxe. On reprend le bus pour rentrer et retrouvons le peuple des favellas. Oui c'est un pays de contraste et de différence.
 
Aprés 3 semaines, on se dit qu'il est temps de descendre sur Buenos Aires avant que l'hiver ne s'installe. 



 
Tchau Rio 
 
 
 
 
 
 
  
 
Par plume de lune - Publié dans : plumedelune2
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