On a rejoint Mendoza au pied de l'Aconcagua, volcan de 6962 mètres. On est toujours en Argentine. C'est ici que sont produit la plupart
des vins argentins: 70% de la production nationale... On voit tout à fait bien vos têtes arborant un sourire narquois voulant dire... ben ils ont du y passer toutes leurs
vacances à les goûter les vins argentins!!!!!! Et bien que nenni, c'est perdu, nous ne sommes restés que 2 pauvres
heures a Mendoza, le temps d'apercevoir le massif de l'Aconcagua et de prendre le bus pour Santiago du Chili.
Souvenirs inoubliables, la traversée des Andes, cette fois enneigées. Des congères au bord de la route, la traversée de stations de ski, et de temps en temps l'Aconcagua qui apparait à la
sortie d'un virage pour redisparaître immédiatement, juste le temps pour nous de tomber en pamoison devant une telle beauté. Désolée, cette fois il n' y aura pas de photos,
pourtant elles étaient belles.....
On arrive à la frontière, on est dans la neige...on quitte l'Argentine, on arrive au Chili. Une fois de plus on va constater qu'une frontière marque de réelles différences. Au fur et à mesure
que le car redescend sur le Chili , les paysages sont complètement differents des paysages argentins. La bas c'était le desert, l'aridité, ici c est vert, vert, vert, c'est
luxuriant.
Mais le Chili est un pays géographiquement étonnant. 4300 km de long et en moyenne moins de 200 km de large, il offre toutes les paysages
possibles, déserts au nord ( certains endroits n'ont jamais vu la pluie), puis en redescendant, vallées verdoyantes, forêts, pour ensuite étaler fiérement ses glaciers, ses fjords...
L'histoire se décline comme tant d'autres pays sud américains, civilisations précolombiennes, arrivée des espagnols, soumission et génocide, indépendance, dictatures et enfin démocratie.
Mais le Chili évolue trés vite. On est surpris quand on se souvient que Pinochet n'est plus au pouvoir depuis 1988 seulement.
Le Chili a relevé la tête, son économie est florissante, la pauvreté régresse, elle a diminué de moitié depuis 1990, et la société evolue trés
vite: la loi autorisant le divorce ne date que de 2004, la peine de mort a été abolie en 2001, et depuis 2006, c'est une femme qui est présidente, Michèle Bachelet.
En fait, on ne va rester que 2 semaines au Chili. Trop peu de temps pour s'imprégner du pays mais ce qui va nous marquer le plus sur la
société chilienne, c'est d'une part son patriotisme accru, d'autre part l'importance de la religion.
Lors de notre arrivée au Chili, chaque maison et chaque véhicule arborait le drapeau national. La fête de l'indépendance venait d'avoir lieu
et chaque habitant avait ainsi marqué son patrotisme. Quand on est parti, les drapeaux flottaient toujours.Les Chiliens sont trés fiers de leur pays et sont aux anges quand on leur dit qu' on
l'aime.
Quant à la religion, on ne peut que constater la forte influence de l'Eglise. On a assisté au déroulement d'une procession
sur l'immense place principale de Santiago du Chili. Ils ont sorti vierges et saints de l' Eglise San Francisco. Aprés les avoir exposés sur la place, ils les
ont exhibés le long des rues; La place était comble, presque chaque personne, jeune ou vieille agitait qui un mouchoir blanc, qui un petit drapeau représentant
la vierge.
Des gamines de 15 ans, vêtues de jeans et tee shirts courts laissant le nombril a l'air, faisaient rouler les perles de leurs chapelets sous leurs doigts en récitant des prières
avec une réelle ferveur. Dans les rues la procession s'étalait sur plusieurs kilomètres. C'était impressionnant, et même si, parait il, l'église perd un peu de son
influence, on n'est pas vraiment étonné de savoir qu'elle s'oppose fermement à tout changement d'ordre social. Elle s'est battue jusqu'au bout pour que la loi sur le divorce
ne soit pas adoptée et aujourd'hui encore elle lutte contre la programmation d'une campagne sur l'éducation sexuelle des jeunes et autres réformes prévues.
Le Chili est un pays isolé, le pacifique d'un côté, les Andes de l'autre et ils ne subissent pas vraiment les influences extérieures,
seulement les influences intérieures. Si on ajoute l'enfermement et la repression dus à la dictature pendant tant d'années, on se dit qu'ils sont vraiment en train d'exploser, dans le bon sens
du terme.
En tout cas c'est un pays qu'on a aimé. Santiago est une ville trés agréable au pied des Andes, que l'on aperçoit parfois quand le rideau
de pollution s'entrouvre,
avec de beaux monuments même si les nombreux tremblements de terre qui ont eu lieu au Chili ont entraîné beaucoup de destruction.
Dans cette ville vit un quart de la population totale du pays.
Nous allons arpenter les rues, passant des quartiers historiques comme celui de la Moneda où se trouve le palais présidentiel dans lequel se suicida Allende lors du coup d'état militaire,aux quartiers branchés où les bars et les restaurants
s'étalent tout au long des rues, attirant une foule énorme de jeunes bien dans leurs baskets.
Puis nous prenons le bus et partons à la découverte de Valparaiso, cette ville mythique qui vécut apogée et décadence.
Il reste un charme suranné qui donne envie de flaner.
Le bas de la ville garde quelques anciens bâtiments mais un tremblement de terre en 1906 en détruisit une grande partie.
cette partie basse est prise
entre port et collines.
Ce sont des ascenseurs ou funiculaires qui lient la ville basse à ces collines qui ont un charme incroyable.
sinon on monte à pied...
De là vue assurée sur la baie de Valparaiso
Les cerros
sont constitués d'un assemblage de maisons de couleur
Puis on continue la remontée jusqu'au désert d'Atacama, La Serena , le
petit port de Coquimba
Peu aprés Coquimba, nous voyageons en plein desert. A droite, à gauche, tout n'est que terres arides. Nous voyageons toute la nuit.
Au réveil c'est toujours le desert.
Nous arrivons a San Pedro de Atacama, un village plein de charme au milieu de rien
d'où partent des excursions pour lagunes et flamants roses, volcans, oasis avec vergers,
geysers, vallée de la mort.
San Pedro est dominé par le volcan Licancabur (5916m.)
Dans notre petite auberge,
nous rencontrons Franck et Sandrine qui m'ont gentiment fait profiter de leurs photos complétant ainsi celles de Petr, de Danièle et Jean Pierre.
Entre parenthèses, je m'en vois vraiment pour faire mes articles de blog sans mes photos....vivement la Bolivie que je m'éclate un peu plus!!!!!
Ce désert d'Atacama est une merveille.
Remontée sur Arica où on apprend avec surprise qu'Eiffel a construit 2 bâtiments dont l'église.
Dans lepetit
port, les pêcheurs nourrissent les pélicans, des centaines de pélicans
Et dans le musée dorment des momies d'un autre temps
On est à la frontière du Pérou. Demain on passe de l'autre côté .......